Violences familiales et confinement : un cocktail explosif

Etude de Marie Greffe - Form'action André Renard

Les violences intrafamiliales ne sont pas un phénomène nouveau. Une précédente analyse y avait d’ailleurs été consacrée en 2017 afin de comprendre les différents aspects que recouvre cette problématique qui touche principalement les femmes. La crise sanitaire que nous traversons depuis un an et les différentes mesures prises par le gouvernement afin de tenter de la contrer ont renforcé l’isolement des victimes et ont créé de nouvelles situations de violence. Les mesures de confinement que nous avons connues en mars 2020 et de semi-confinement depuis de nombreux mois maintenant, combinées au recours intensif au télétravail (obligatoire puis conseillé avant de redevenir obligatoire) ont accentué le calvaire des victimes voire ont fait évoluer des situations fragiles vers de la violence.

Dès la mi-mars, plusieurs associations féministes ont lancé un message d’alerte à propos du risque d’aggravation des situations de violences intrafamiliales dans un contexte de confinement. L’isolement face à la société en général, au monde du travail, la présence de la famille dans des lieux parfois exigus, la promiscuité avec le bourreau, les enfants privés d’école présents en permanence au domicile ainsi que le stress lié à la situation ambiante : toutes ces conditions sont autant d’éléments propices au déclenchement de la violence d’un des partenaires.

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Compromis versus compromission

Par Gérald Jamsin-Leclerq - Form'action André Renard

La Belgique est une terre de compromis, et particulièrement sur le terrain politique. C’est même devenu, en dehors de nos frontières, une marque de fabrique et un modèle à suivre. Pourtant, le fameux « compromis à la Belge » ne fait pas (plus) toujours l’unanimité. Mais qu’est-ce qu’un compromis et une compromission ?

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Presse quotidienne en Belgique francophone : Rossel et IPM seuls en piste

Par Frédéric Tihon - Form'action André Renard

Dans différents textes précédents123, D’autres Repères a analysé la presse quotidienne francophone belge au regard des trois groupes (Rossel, IPM, Nethys) se partageant le marché. Les évolutions récentes, liées notamment aux affaires ayant entraîné le recentrage de l’intercommunale Publifin (devenue Enodia) sur ses métiers de base, imposent une mise à jour de ces différentes réflexions. C’est ce que nous vous proposons de découvrir dans les lignes qui suivent.

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Le fédéralisme expliqué par André Renard (lui-même, ou presque)

Par Fabrice Jacquemart, Directeur de la Form'action André Renard

Il y a soixante ans, au moment du premier congrès du Mouvement populaire Wallon, André Renard publiait un texte quasi didactique résumant son choix fédéraliste.

« De décembre 1960 à janvier 1961, la Belgique a été le théâtre, au sens qu’on donnait à ce terme dans la tragédie grecque du V° siècle, d’une grève générale qui a provoqué chez certains spécialistes de la philosophie politique, de la sociologie politique et de la dynamique des groupes un étonnement quelque peu comparable, toute proportions gardées, à celui de certains zoologistes, en 1938, quand on ramena des profondeurs de l’océan Indien le cœlacanthe, que l’on avait porté disparu depuis plusieurs millions d’années. Quoi ! Cette conscience populaire, cet esprit de lutte que certains croyaient classés définitivement dans la paléontologie sociale ressurgissaient comme cet insolite crossoptérygien remonté des abysses voisines du Natal ».

A l’heure de Twitter et des discours en Emoji, ces quelques lignes laissent tout de même un peu baba quand on se rend compte qu’elles sont signées André Renard, en novembre 1961. Il y aurait presque un poème à écrire sur l’évolution de la forme du discours syndical en un peu plus d’un demi-siècle. Il y a de quoi en tout cas nourrir d’un peu d’ironie les débats actuels sur le fossé communicationnel présumé entre les navetteurs au quotidien de l’autobus syndical et ceux qui sont à son volant…

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Pas de relance au détriment de la santé

Par Andréa Della Vecchia, Secrétaire Fédéral Centrale Générale FGTB

Dans une interview au journal Le Soir, le président de l’Open VLD Egbert Lachaert pointe le travail de nuit comme ingrédient de la relance économique. L’homme politique y évoque aussi nos voisins bataves : « (…) plus de souplesse dans l’organisation du travail, de la flexibilité, je pense notamment au travail de nuit, effectif à nos portes, aux Pays-Bas ». Au vu de cette intention clairement exposée par le président du parti du Premier Ministre, il apparaît judicieux d’approfondir le thème en comparant les données statistiques des deux pays en matière d’horaires atypiques. De même, quels sont les impacts sur la santé, la vie sociale, familiale et professionnelle des principaux concernés, les travailleurs ? En conclusion, et sans taire les conséquences économiques de la crise sanitaire du covid-19, nous nous questionnons sur l’éthique et sur la légitimité d’un futur plan de relance qui nuirait à la santé de la population et qui tournerait le dos à la concertation sociale.

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