«Les entreprises publiques, aujourd’hui et demain» - Partim 2
Mesures gouvernementales : quand l’équipe de Charles Michel joue « au petit chef »

«Les entreprises publiques, aujourd’hui et demain» - Partim 3

Par Luc Bernier, président du Conseil scientifique international du Ciriec et professeur à l’ENAP

EpliegeWEBOn peut retenir de l'analyse des BWB que la gestion financière des entreprises publiques est devenue très sophistiquée avec des mesures strictes et beaucoup de benchmarking. On peut aussi en retenir qu'une entreprise publique rentable peut utiliser ses profits pour financer d'autres services publics. Du moins était-ce vrai en Europe avant certaines limitations introduites par la législation européenne de non-distorsion de concurrence. Ce fut ainsi longtemps vrai à Milan pour l'entreprise qui a précédé A2A. La privatisation de BWB dans les années 1990 satisfaisait des impératifs financiers à court terme mais ne réglait en rien le déficit plus structurel de la région berlinoise. En Suède, la création d'une plus grande entreprise a permis des économies d'échelle. DAA à Dublin est devenue plus commerciale avec le temps. Ceci dit, ce n'est pas toujours le cas, Infrastructure Ontario n'est pas mandatée pour générer des surplus même si celle-ci a un système de gestion financière très sophistiqué. La Poste française a une gestion bien développée de sa tarification.

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