Pour un véritable plein-emploi : pas celui de Peeters (ou Merkel), celui de Beveridge !

Par Frédéric Tihon, Form’action André Renard

BeveridgeWEBAu début du mois de juillet, le ministre fédéral de l’Emploi Kris Peeters (CD&V) a estimé que la Belgique devait avoir l’ambition du plein-emploi. Comme le fit avant lui la chancelière allemande Angela Merkel, Kris Peeters affirme que viser le plein-emploi à l’horizon 2025 n’est pas une utopie. Pour atteindre cet objectif ambitieux, il faudrait amener le taux de chômage à 3%, un chiffre qui correspond à la définition du plein-emploi. Au premier trimestre 2017, le taux de chômage belge se monte à 7,6% et, selon les estimations du Bureau de Plan, il devrait baisser à 6,6% en 2018.

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Numérisation : Un emploi wallon sur deux est menacé de disparition… Vraiment ?

Par Frédéric Tihon, Form'Action André Renard

NumerisationWEBA la fin du mois juin, on a pu lire dans la presse quotidienne que la digitalisation de l’emploi allait entraîner, en Wallonie, la perte d’un emploi sur deux d’ici une à deux décennies. Ce qui correspond à plus ou moins 564.000 emplois. Un constat pour le moins effrayant qu’il faut néanmoins prendre avec toutes les précautions d’usage…

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La liberté de la presse: entre mirage et utopie

Par Delphine Dumont - Form'Action André Renard

PresseWEBBeaucoup de participants de la formation organisée par la Form’action André Renard se posaient la question de la liberté de la presse. Aujourd’hui, les journaux papier appartiennent à de grands groupes dont l’objectif premier est de “faire du fric”. Comment dans un tel contexte, les journalistes peuvent-ils encore faire leur travail? Peuvent-ils tout dire, y a-t-il de la censure?

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ONU/l’Arabie saoudite : la Belgique complice par omission

Par Marie Greffe, 6com.be (Form’action André Renard )

OnuasWEBFin avril, l’Arabie saoudite a obtenu le feu vert, pour les quatre ans à venir (2018-2022), par vote secret de 45 des 57 Etats membres du Conseil économique et social des Nations Unies, d’intégrer la Commission des droits des femmes de l’ONU. La nomination de Riyad au sein de cet organe censé s’investir dans la « promotion de l’égalité hommes-femmes et l’autonomisation des femmes » a de quoi surprendre. En effet, le régime salafiste en application dans le pays n’est pas ce que l’on peut appeler un exemple de démocratie appliquée envers la condition féminine. L’Arabie saoudite est en effet connue pour sa pratique d’un islam rigoriste, régi par la notion du « wali al-amr », soit un règlement qui fait en sorte que les femmes doivent se soumettre à la tutelle d’un homme.

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L’Union européenne est en crise et n’a pas d’autre choix que se transformer en profondeur. Ou mourir ?

Stéphane BALTHAZAR, économiste à la FAR asbl

EuropeWEBDepuis plusieurs années, l’Union européenne (UE) fait face à un nombre de chocs et crises sans précédent qui suscitent une inquiétude croissante parmi la population des pays de l’UE (mais également hors Europe). Et qui menacent significativement les valeurs et principes fondamentaux qui ont inspiré ses « pères » fondateurs, à savoir: l’instauration et le maintien d’une paix durable entre les pays du Vieux continent ; la mise en place et la promotion de processus et mécanismes garantissant la démocratie participative (basée sur le suffrage universel) et les libertés humaines fondamentales ; l’amélioration continue du bien-être des populations en se basant sur des politiques économiques mixtes, cherchant un équilibre acceptable entre le libre-échange commercial et le développement de programmes et services publics ambitieux (on parle d’État-Providence) ; … ; ou encore, la coopération croissante des États sur les terrains de l’économie, de la recherche scientifique, de la justice, de la sécurité et la défense. Une approche qui fait sens et qui avait trouvé un écho tout particulier auprès des populations européennes meurtries, au lendemain de 1945, par le conflit armé le plus dévastateur de l’histoire récente.

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Etude de l’ONEM sur l’évolution de la répartition des chômeurs selon la catégorie familiale

Bernard Bolly, Directeur de la Form'Action André Renard

En juin 2016, l’ONEM a réalisé une étude sur la catégorie familiale des chômeurs indemnisés demandeurs d’emploi. La situation familiale est déterminante pour le niveau des allocations, mais parallèlement, plusieurs études du passé indiquent qu’elle est également déterminante pour les chances de sortie du chômage et le risque de pauvreté du chômeur. L’ONEM n’envisage que la catégorie familiale à savoir la situation familiale dans le sens de la réglementation et sur la base de laquelle le chômeur est indemnisé (chef de ménage, cohabitant, isolé). En pratique, cette catégorie peut couvrir de nombreuses situations, comme le montre le graphique suivant.

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La réforme des pensions voulue par la « suédoise », c’est la voie du chacun pour soi.

Stéphane Balthazar, économiste à la FAR asbl

PensionWEBDepuis son installation fin 2014, le gouvernement Michel (appelé souvent la « suédoise ») ne cesse de prendre des mesures budgétaires et socio-économiques qui déforcent les services publics et la sécurité sociale. Et, en conséquence, les mécanismes de financement des solidarités interpersonnelles. Pour preuve, en octobre dernier, ce dernier a présenté un projet de budget qui suppose de réaliser des efforts supplémentaires à hauteur de 3 milliards d’euros en 2017. Un budget qui est (tel que précisé dans une analyse récente publiée sur D’Autres Repères ) profondément injuste car les principales mesures envisagées par la « suédoise » correspondent à de nouvelles réductions des dépenses (dont 1,4 milliard d’euros de coupes budgétaires rien que sur les dépenses sociales et de santé) ! Des choix budgétaires qui sont clairement en défaveur des bas et moyens revenus, des allocataires sociaux, de la sécurité sociale, des services publics en général. Et qui ne manqueront pas d’impacter le bien-être de nombreux retraités.

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Budget de l’État 2017. Une fois de plus, comme on le dit en wallon, « c’est todi les ptits k’on spotche »

Par Stéphane BALTHAZAR, économiste à la FAR asbl

BudgetWEB
Après avoir connu quelques jours de crise début octobre suite au refus théâtral du CD&V de poursuivre les négociations - faute d’accord sur l’instauration d’un régime de taxation des plus-values -, le gouvernement Michel a présenté un projet de budget qui suppose de réaliser des efforts supplémentaires à hauteur de 3 milliards d’euros rien qu’en 2017. Un budget qui est profondément déséquilibré car les principales mesures d’efforts envisagées (près de 70 %) correspondent à des réductions des dépenses (dont 1,4 milliard d’euros d’économies rien que sur les dépenses sociales) ! Contre 30 % de recettes nouvelles seulement. Une fois de plus, les choix budgétaires faits par l’exécutif fédéral sont clairement en défaveur des allocataires sociaux, des bas et moyens revenus, de la sécurité sociale, des services publics en général. Et portent la marque de la N-VA qui pèse très lourd dans les débats internes de la majorité fédérale et les choix politiques que cette dernière prend.

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La Réduction collective du temps de travail (RCTT) : utopique, vraiment ?

Frédéric TIHON, Form’action André Renard

RTTWEBDepuis quelques temps, la réduction collective du temps de travail (RCTT) est de retour sur le devant de la scène. Revendication traditionnelle des forces progressistes, elle avait (un peu) disparu de l’actualité. Bien que présente dans les résolutions de congrès, elle ne semblait plus être une priorité en ces temps troubles et baignés d’austérité, de rigueur et d’économie budgétaire. Les opposants au progrès social ont semblé, un temps, avoir gagné la partie : la réduction collective du temps de travail traînait une réputation de revendication « utopique », voire « populiste ». Ce n’est plus le cas : elle est de nouveau portée comme une revendication forte par les forces de gauche, syndicales (bien sûr) et politiques (et ça, c’est plus nouveau…). Elle n’est plus une sorte d’étendard que l’on brandit un peu gêné « parce qu’on l’a toujours fait, même si on sait que ce n’est pas réaliste ». Non, elle s’impose, à nouveau, comme une alternative au chômage de masse et comme un outil de répartition des richesses.

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