Jobs étudiants : chute attendue pour cet été

Par Marie Greffe - Form'action André Renard

Personne n’a été épargné par la crise liée au Coronavirus. Au sein des victimes de cette crise planétaire, il semble intéressant d’étudier le cas particulier des étudiants. Qui dit étudiant, dit scolarité, mais dit aussi, pour nombre d’entre eux, travail étudiant afin de subvenir à leurs dépenses journalières et/ou occasionnelles.

Le 13 mars dernier, les mesures gouvernementales de fermeture de l’Horeca puis quelques jours plus tard de tous les commerces non alimentaires ont privé beaucoup d’étudiants de leur job. Les laissant sans ressource pour payer leur kot, leur nourriture ou encore leurs études. Problématique d’autant plus importante pour ceux qui ne pouvaient plus compter sur le support financier de leurs propres parents ayant été mis au chômage temporaire.

La plupart des étudiants jobistes ayant perdu leur emploi pour cause de confinement, n’avaient droit à aucun revenu de remplacement (exit donc le chômage temporaire). En cas de grandes difficultés, les seules options s’offrant à eux étant les aides sociales de leur université ou Haute Ecole ou encore le CPAS de leur commune.

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L’allocation de chômage temporaire ne suffit pas

Par Andréa Della Vecchia, Secrétaire Fédéral de la Centrale Générale FGTB

Le chômage temporaire pour cause de force majeure « corona » est prolongé jusqu’au 31 août 2020 inclus. C’est, entre autres, ce qui a été convenu entre les interlocuteurs sociaux fédéraux et interprofessionnels le 28 mai dernier. Cette prolongation suffit-elle pour autant pour clôturer la réflexion sur ce revenu de remplacement ? Depuis que nous vivons avec la réalité du coronavirus, il devient de plus en plus clair qu’à la crise sanitaire s’ajoutent des conséquences sociales pour les travailleurs. Dans pareilles circonstances, notre système de protection sociale est logiquement sollicité : les revenus de remplacement et les compléments de revenus doivent permettre aux travailleurs de faire face à cet « aléa de la vie ». Ces allocations suffisent-elles pour autant pour ne pas tomber dans la précarité financière ? Pour pouvoir partiellement répondre à cette question, nous nous pencherons sur le chômage temporaire car cette allocation sociale a été spécifiquement adaptée (augmentation du pourcentage, adoubé d’une indemnité complémentaire,…) et connaît un franc succès. De manière chiffrée, nous nous attarderons aussi sur les différences entre le salaire net habituellement perçu par un travailleur donné et son allocation de chômage de temporaire.

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Covid-19: quand les travailleurs créent un précédent en invoquant le droit de retrait

Par Heinz Evertz, Form'action André Renard

La récente grève des chauffeurs de la STIB où un nombre important de chauffeurs estime que sa sécurité n’est pas garantie, permet de jeter un petit coup d’œil sur le fameux droit de retrait qu’invoquent les travailleurs. Un concept peu connu en Belgique, mais qui a le mérite d’exister. Ces dernières semaines, le droit individuel de retrait a surtout été évoqué par les travailleurs français pour se prémunir d’un risque de contamination au Covid-19. Dans ce contexte peu habituel, il faut savoir que c’est l’article L. 4131-1 du Code du travail français dont il se réclament. Il autorise les travailleurs à refuser de travailler s’ils font face à une situation de danger grave et imminent pour leur santé au travail. S’ils exercent légitimement ce droit, les travailleurs ne peuvent se voir imposer aucune sanction, ni retenue sur salaire. Ce droit individuel est complété par le fait que les instances représentatives des travailleurs dans l’entreprise peuvent déclencher une alerte collective concernant les dangers graves et imminents.

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Congé parental « Corona » qu’en est-il exactement?

Par Raphaëlla D'Amico, Form'ation André Renard

Pour la majorité des familles, le 4 mai 2020 -date de reprise dans les entreprises ne pouvant pas recourir au télétravail, est une journée de tous les combats dont un essentiel « où mettre les enfants ? ».

Papi, mami ? On oublie

Les prendre au travail ? Pas certain que ça va le faire. Ce combat ou dilemme a inspiré gouvernement et syndicats. Nathalie Muylle (CD&V), ministre fédérale de l’Emploi, a fait approuver par l’exécutif un congé parental spécifique à la période. Ce congé parental dit congé « corona » est valable pour la période du 1er mai 2020 au 30 juin 2020 inclus et a un effet rétroactif.

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Pourquoi les travailleurs devraient-ils s'intéresser à l'Intelligence artificielle?

Par Heinz Everts, Form'action André Renard

L'intelligence artificielle (IA) est une technologie qualifiée de « perturbatrice ». Elle donne aux machines la capacité d'interagir avec leur environnement et de prendre des décisions : avec un degré variable d'autonomie, sur la base de données collectées ou introduites, d'une manière qui copie la pensée humaine et qui peut donc être considérée comme intelligente. Son impact sur les citoyens, sur les entreprises, sur les autorités publiques et la société en général fait l'objet de nombreuses recherches, mais son impact sur les travailleurs a été moins étudié. Elle touche la main-d'œuvre de nombreuses manières, que ce soit en tant que technologie autonome ou lorsqu'elle est couplée à d'autres technologies (robotique, apprentissage machine, blockchain , etc.). Elle se présente ainsi sous différentes formes: les traqueurs pour les conducteurs d'Uber, les conducteurs de Deliveroo et les chauffeurs de camion ; les infirmières connectées à des applications et des tablettes ; des techniciens collaborant avec des robots dans une chaîne de production ; un logiciel permettant de décider qui doit être promu, de prévoir les résultats et la programmation des activités, etc. Les impacts sont nombreux et variés, mais l'IA ne doit pas avoir d'effets négatifs sur les droits fondamentaux et les conditions de travail des travailleurs.

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L’impact du chômage temporaire sur votre portefeuille

Par Raphaëlla D'Amico, Form'action André Renard

Les semaines sont difficiles pour de nombreuses entreprises et beaucoup d’entre elles ont « dû » placé leurs travailleurs en chômage temporaire soit pour force majeure (cornavirus), soit pour raisons économiques (ralentissement de l’activité). Si le recours au chômage temporaire est « forcé » pour de nombreuses d’entre elles (contraintes par le gouvernement de fermer leurs portes), on constate que certains secteurs bien que tournant à plein régime (l’alimentation par exemple) recours au chômage temporaire. Dans un article du Soir , les syndicats dénoncent le recours abusif au chômage temporaire pour force majeure dans le chef des employeurs et ceci afin de faire l’économie du salaire garanti. Pour faire l’économie du salaire garanti pendant le premier mois, des entreprises mettraient leurs employés malades au chômage temporaire et dans ce contexte, les principaux syndicats d’employés s’inquiètent du sort réservé aux travailleurs malades.

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Y a-t-il une stratégie délibérée en matière de sous-déclaration des accidents du travail?

PAr Heiz Evertz, Form'action André Renard

En Belgique, on déplore en moyenne un décès par accident du travail tous les deux jours. En 2018, 139 personnes sont ainsi décédées. Parmi ces victimes, 80 personnes ont perdu la vie dans un accident sur le lieu de travail et 59 autres dans un accident de la route sur le trajet depuis ou vers le lieu de travail. De plus, chaque jour, 85 personnes en moyenne se retrouvent handicapées et sont en incapacité permanente de travail à la suite d'un accident du travail. Les différents acteurs de la prévention des accidents du travail en Belgique sont d’accord sur un autre point: le nombre d'accidents graves du travail ne diminue pas en Belgique. Seul le nombre d'accidents du travail mineurs est en baisse, mais cela s'explique probablement par une autre évolution préoccupante, celle du nombre d'accidents du travail qui ne sont pas déclarés. On les appelle parfois aussi les 'accidents Tipp-Ex', car la non-déclaration masque l'accident, comme le 'Tipp-Ex' masquait autrefois une faute d'orthographe sur le papier .

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Restez chez vous et télétravaillez ! Oui, mais comment ?

Par Raphaëlla D'Amico, Form'action André Renard

La crise sanitaire engendrée par le COVID 19 nous ont obligés à reconsidérer certains aspects de notre vie privée et professionnelle, dont le recours au télétravail. Le télétravail se présente comme une forme (relativement nouvelle) d’organisation du travail qui, dans une certaine mesure, permet aux travailleurs de mieux concilier vie professionnelle et vie privée et leur donne une plus grande autonomie dans l’exercice de leurs tâches. Il existe deux formes de télétravail ; -le télétravail régulier (ou structurel) règlementé par la convention collective de travail n°85 ; -le télétravail occasionnel qui fait son apparition avec la loi du 5 mars 2017 concernant le travail faisable et maniable . Aujourd’hui, présenté comme la nouvelle organisation du travail qui permet de résoudre une partie de nos problèmes (pollution, équilibre vie privée/ vie professionnelle), le télétravail n’a-t-il que des avantages ?

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Territoire zéro chômage : quand l’expérience française séduit la Wallonie

Par Marie Greffe - Form'action André Renard

En 2016, la France a lancé un projet de Territoires zéro chômeur de longue durée (TZCLD) traduit dans une loi d’expérimentation nationale du 29 février 2016. Cette loi inédite adoptée par l’Assemblée nationale était à l’initiative d’ATD Quart monde, ASBL ayant pour but d’éradiquer la misère. L’expérience lancée pour une durée de 5 ans, devait à la base cibler davantage les zones rurales, les « territoires en déshérence », mais finalement des quartiers urbains ont également rejoint le projet. Dix expériences pilotes ont ainsi été lancées dans des lieux de vie de quelque 10.000 habitants avec des taux de chômage élevés (20% à 25% minimum).

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Refonder la procédure en réorganisation judiciaire par transfert sous autorité de justice

Par Bernard Bolly - Directeur de la Form'action André Renard

Le 16 mai 2019, la Cour de justice de l’Union européenne a jugé que la procédure belge de réorganisation judiciaire par transfert sous autorité de justice était contraire au droit européen (directive 2001/23/CE) dans la mesure où elle autorise le repreneur à choisir les travailleurs qu’il reprendra ou non. En conséquence de cette décision se pose la question de l’opportunité d’une adaptation de la loi et de la CCT 102 afférente.

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