Pension- A quoi devons-nous, nous attendre ?

Par Raphaëlla D'Amico - Form'action André Renard

La ministre des Pensions Karine Lalieux (PS) a dévoilé son projet de réforme

Après quasi un an de préparation, la ministre Karine Lalieux a, comme elle l’avait annoncé, dévoilé les grandes lignes de son projet de réforme des pensions . Celui-ci vise à renforcer "la justice sociale, soutenir l’emploi et redonner confiance aux citoyens, grâce à un système plus lisible".

Maintien du relèvement de l’âge de la retraite mais instauration d’un « Âge de la retraite souple »

Pour rappel, l’âge légal de la pension reste de 66 ans en 2025 67 ans en 2027 C’est le gros point de la réforme des pensions. Si la ministre ne touche pas à l’âge légal de la pension qui reste à 65 et 67 ans, ce que déplore les organisations syndicales, la ministre propose en revanche d’instaurer un "âge de la retraite souple". Actuellement, un travailleur peut prendre sa pension anticipée à 63 ans et 42 ans de carrière, à 61 ans et 43 ans de carrière ou encore à 60 ans et 44 ans de carrière. Nouveauté : la ministre entend assouplir l’âge de la retraite anticipée. Tous ceux qui afficheront 42 ans de carrière à leur compteur pourront désormais accéder à la retraite anticipée dès 60 ans. Concrètement, la ministre instaure une pension anticipée pour tous les Belges (salariés, fonctionnaires statutaires et indépendants) dès 60 ans à condition d’avoir une carrière de 42 ans.

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Succession de contrats de travail à durée déterminée et de contrats de remplacement - la Cour constitutionnelle a tranché

Par Raphaëlla D'Amico - Form'action André Renard

Dans son arrêt du 17 juin 2021, la Cour constitutionnelle a jugé que le fait qu’il n’y ait pas d’interdictions ou limites prévues par la loi en cas d’alternance de contrats de travail à durée déterminée (CDD) et de contrats de remplacement violait la Constitution. Elle invite le législateur à légiférer sur cette question.

Que dit la loi ?...

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L’indexation des salaires n’est pas (vraiment) une augmentation

Par Frédéric Tihon - Form'action André Renard

Si l’indexation des salaires des salaires n’est pas une augmentation, qu’est-elle alors ? Pour le comprendre, il faut expliquer le mécanisme de l’indexation automatique des salaires. Une spécificité bien belge puisque, en Europe, seuls le Grand-Duché du Luxembourg et Chypre disposent d’un système qui peut être comparé à ce que nous connaissons dans notre pays. Mais revenons-en à notre système d’indexation et à sa définition. En Belgique, les salaires et les allocations sociales sont automatiquement adaptés à la hausse en fonction de l’augmentation du coût de la vie. C’est cela que l’on appelle l’indexation automatique des salaires.

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La loi relative au Bien-être au travail fête ses 25 ans

Par Heinz Evertz, Form'action André Renard

En cette période estivale, nous venons de fêter le 25e anniversaire de la loi du 4 août 1996 relative au bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail. Une loi qui a été un véritable tournant dans la prévention des risques professionnels et qui demande que l’on se pose quelques questions quant à ses résultats et d’éventuelles améliorations à y apporter.

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Payé à ne rien faire, vraiment ?

Par Raphaëlla D'Amico - Form'action André Renard

La jurisprudence relative à l’évaluation des services de garde a évolué tant au niveau national qu’au niveau européen. Un arrêt récent de la Cour de justice de l’Union européenne concernant les gardes à domicile assurées par des pompiers volontaires de la ville de Nivelles a changé la donne.

Penchons-nous sur la question…….

On entend par durée du temps de travail « le temps pendant lequel le personnel est à la disposition de l’employeur » . Au niveau de l’Union européenne, la définition est identique «temps de travail : toute période durant laquelle le travailleur est au travail, à la disposition de l’employeur et dans l’exercice de son activité ou de ses fonctions, conformément aux législations et/ou pratiques nationales ». Il s’agit donc du temps pendant lequel, le travailleur doit répondre à toutes les sollicitations de son employeur. Précisons que cette notion de temps de travail est indépendante de la notion de travail effectivement ‘fourni’ ou ‘effectif’. Il suffit donc que le travailleur soit à la disposition de l’employeur et réponde à ses sollicitations pour considérer ce temps comme du temps de travail et ce, quelle que soit la ‘rentabilité’ ou encore ‘l’intensité’ du travail fourni. Dans beaucoup de secteurs, des services de gardes sur le lieu de travail ou à domicile sont organisés. Que ce soit dans le secteur hospitalier, informatique ou encore de dépannage, le travailleur doit être de garde ou de permanence durant certaines périodes afin de répondre aux sollicitations de son employeur.

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Déclaration fiscale 2021, quand le Covid complique la donne

Par Marie Greffe - Farom'action André Renard Comme chaque année, à même époque, les citoyens belges s’apprêtent à remplir leur déclaration fiscale reprenant les revenus et charges de l’année précédente. Le remplissage des documents 2021 (année de revenus 2020) risque bien d’être un casse-tête sans nom pour beaucoup de Belges au vu de l’année chaotique que nous venons de vivre avec la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19. Le ministre des Finances Vincent Van Peteghem (CD&V) a présenté, mercredi 5 mai, premier jour de remplissage des déclarations fiscales, les nouveautés et formalités de l’impôt des personnes physiques (IPP).

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Quand le covid19 met en évidence les faiblesses du système

Par Heinz Evertz - Form'action André Renard

Un récent article publié par le quotidien "La Libre Belgique "dédié au rôle de l’Inspection sociale en matière de contrôle de l’application des mesures de sécurité sanitaire dans les entreprises en période du Covid19, met le doigt sur une série de dysfonctionnements du système de la santé au travail en Belgique. Des dysfonctionnements que les gens du terrain dénoncent déjà depuis de nombreuses années et que nous allons développer dans le cadre de ce présent article.

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Le «télétravail à domicile» n’est pas le télétravail

Par Heinz Evertz, Form'action André Renard

Le télétravail a connu un envol en raison de la pandémie de covid-19, suite à l’appel du gouvernement à travailler autant que possible de chez soi (à partir du 16 mars) et de l’obligation de “télétravail à domicile” pour toutes les entreprises non essentielles à partir du 23 mars1. À l’heure actuelle, il n’y a plus d’obligation de recourir au télétravail, mais une forte recommandation, pour toutes les entreprises et associations et services, quelle que soit leur taille, pour tous les membres du personnel dont la fonction s’y prête.

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Jobs étudiants : chute attendue pour cet été

Par Marie Greffe - Form'action André Renard

Personne n’a été épargné par la crise liée au Coronavirus. Au sein des victimes de cette crise planétaire, il semble intéressant d’étudier le cas particulier des étudiants. Qui dit étudiant, dit scolarité, mais dit aussi, pour nombre d’entre eux, travail étudiant afin de subvenir à leurs dépenses journalières et/ou occasionnelles.

Le 13 mars dernier, les mesures gouvernementales de fermeture de l’Horeca puis quelques jours plus tard de tous les commerces non alimentaires ont privé beaucoup d’étudiants de leur job. Les laissant sans ressource pour payer leur kot, leur nourriture ou encore leurs études. Problématique d’autant plus importante pour ceux qui ne pouvaient plus compter sur le support financier de leurs propres parents ayant été mis au chômage temporaire.

La plupart des étudiants jobistes ayant perdu leur emploi pour cause de confinement, n’avaient droit à aucun revenu de remplacement (exit donc le chômage temporaire). En cas de grandes difficultés, les seules options s’offrant à eux étant les aides sociales de leur université ou Haute Ecole ou encore le CPAS de leur commune.

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L’allocation de chômage temporaire ne suffit pas

Par Andréa Della Vecchia, Secrétaire Fédéral de la Centrale Générale FGTB

Le chômage temporaire pour cause de force majeure « corona » est prolongé jusqu’au 31 août 2020 inclus. C’est, entre autres, ce qui a été convenu entre les interlocuteurs sociaux fédéraux et interprofessionnels le 28 mai dernier. Cette prolongation suffit-elle pour autant pour clôturer la réflexion sur ce revenu de remplacement ? Depuis que nous vivons avec la réalité du coronavirus, il devient de plus en plus clair qu’à la crise sanitaire s’ajoutent des conséquences sociales pour les travailleurs. Dans pareilles circonstances, notre système de protection sociale est logiquement sollicité : les revenus de remplacement et les compléments de revenus doivent permettre aux travailleurs de faire face à cet « aléa de la vie ». Ces allocations suffisent-elles pour autant pour ne pas tomber dans la précarité financière ? Pour pouvoir partiellement répondre à cette question, nous nous pencherons sur le chômage temporaire car cette allocation sociale a été spécifiquement adaptée (augmentation du pourcentage, adoubé d’une indemnité complémentaire,…) et connaît un franc succès. De manière chiffrée, nous nous attarderons aussi sur les différences entre le salaire net habituellement perçu par un travailleur donné et son allocation de chômage de temporaire.

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