Que reste-t-il de la pensée unique ?

Par Gérald Jamsin-Leclercq - Form'action André Renard

Née au début des années 1990, l’expression « pensée unique » a rapidement connu un certain succès dans la sphère politico-médiatique européenne. Un vocable directement adopté par la gauche comme outil de dénonciation de la domination idéologique mais aussi par la droite pour fustiger le « politiquement correct » de gauche. Presque 30 ans plus tard que reste-t-il de ce concept ?

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Coopération et syndicalisme. Complémentarité ou concurrence

Par Julien Dohet, Secrétaire politique Setca-Liège

CoopérativesWEBDepuis plusieurs années le mouvement coopératif, dans le cadre plus large de l’économie sociale (et solidaire complètent les Français), a le vent en poupe et revient sur le devant de la scène. Si les coopératives n’ont jamais disparu du paysage économique, elles ont cependant subi une profonde mutation au tournant des années 70 avec d’une part la disparition de gros ensembles centrés sur la consommation et liés aux différents piliers, et d’autre part la multiplication de projets se rapprochant plus du mouvement autogestionnaire. Depuis une dizaine d’années les projets se multiplient et les soubresauts du système capitaliste amènent de plus en plus de personnes à se questionner sur les modes de production, non seulement alimentaire mais aussi industriel . Cette évolution et la multiplication des expériences coopératives n’est pas sans questionner les organisations syndicales.

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La grève a ses raisons que le Pouvoir ignore

Par Delphine Dumont, Form'action André Renard

GreveWEB5 décembre 2018, à Herstal. La FGTB de Liège-Huy-Waremme tient son congrès statutaire. Plus de 480 militants sont réunis. Le rouge prédomine partout. La scénographie évoque un futur plus ou moins proche et questionne les participants sur les nouvelles manières de travailler, de consommer, de vivre et… de militer.  Cinq, quatre trois, deux, un… partez! Le show commence. Jean-François Ramquet, le secrétaire régional interprofessionnel, et homme-orchestre pour l’occasion, livre le rapport moral. Et comme souvent, quelques images en disent plus long qu’une pléthore de mots, il lance la séquence audiovisuelle sur le “zapping” des mouvements et actions auxquelles a participé la régionale depuis 2014. La vidéo en recense plus d’une trentaine. Manifs, grèves, rassemblements, actions symboliques, … Les revendications se confondent: pension, pouvoir d’achat, sécurité sociale. En front commun, ou pas. Avec la participation d’autres régionales de la FGTB, ou pas. Trente-six exactement! Est-ce beaucoup? Est-ce peu? Est-ce nécessaire? Lors des formations organisées par la Form’action André Renard, il n’est pas rare de ressentir une certaine frustration de la part des participants quant à l’utilité et l’efficacité des actions syndicales. Certains même semblent à bout, désespérés et las. D’autres expriment carrément de la colère, se référant aux temps jadis où la grève semblait plus forte et efficace. Ça ne sert plus à rien! On se fout de nous! On n’arrive plus à mobiliser! Les gens sont tellement individualistes! Les gens ne sont pas assez mal que pour se mobiliser! C’était mieux avant, on savait se mobiliser en 60.

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La guerre des mots comme forme de résilience face au langage du pouvoir

Par Delphine Dumont - Form'action André Renard

MotsWEBLes mots! On en utilise tout le temps, ils sont omniprésents. On en manque, on cherche, on les pèse et parfois-même, il nous arrive de jouer avec. On les utilise pour exprimer une idée, une pensée, mais pas que, puisqu’on en “use” aussi pour ne rien dire. Certains sont dit un peu vite, d’autres ont du mal à sortir. Ils touchent, ils comptent ou sont comptés. Mot d’amour, mot doux, mot de passe, mot-clé, mot-valise. Ils ont le pouvoir de provoquer une réminiscence, ils évoquent un souvenir. Il y a ceux qui sentent bons et puis il y a ceux qui puent. Du moins c’est l’idée qui a germé dans la tête de l’auteur Des mots qui puent, Olivier Starquit que nous avons eu la chance de rencontrer à l’occasion d’une formation organisée à la Form’Action André Renard et au cours de laquelle il nous a fait part de ses recherches à propos du rôle des mots dans la société.

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L’éducation permanente, une arme de résistance

Par Delphine Dumont, Form'action André Renard

EducWEB“Pour bien militer, il faut étudier beaucoup”, écrivait André Renard dans Le Prolétaire, en 1938. Il ajoutait cependant “mais quoi?” Il avait - bien évidemment - une réponse très précise à cette question: “Le plus important est d’avoir de la méthode pour savoir opérer un classement d’idées. Il faut choisir ses lectures au risque de n’avoir jamais qu’une teinture du savoir, de ne rien posséder de solide. La culture générale est indispensable, l’histoire surtout, son examen d’un point de vue social, non pas une étude des dates, mais des faits. L’économie politique, des rudiments pour commencer, puis ensuite de notions plus précises et plus profondes, car la vie économique mérite un examen constant et suivi de celui qui s’occupe du social.” Force est de constater que 80 ans plus tard, ces considérations n’ont pas pris une ride.

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La terre est ronde, mais les extrêmes ne se rejoignent pas

Par Gérald Jamsin-Leclercq, Form’action André Renard

RondeWEBNous allons nous intéresser aux confusions entre les concepts d’extrême gauche et d’extrême droite. C'est pourtant un leurre idéologique dans lequel beaucoup tombent ou se complaisent. Cette confusion repose-t-elle seulement sur un manque de connaissances historiques et/ou théoriques ? Ou sert-elle d’autres intérêts ?

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Milgram relève-toi, ils sont devenus fous !

Par Gérald Jamsin-Leclercq, Form’action André Renard

Avion-papierWEBIl y a quelques années, notre revue d’analyses « D’Autres Repères » publiait un article intitulé « Soumis de tous les pays, désobéissez ! » . L’objectif était d’une part de rappeler à quel point nous sommes obéissants face aux différentes formes d’autorités pour autant qu’elles aient un vernis de légitimité. D’autre part, le texte insistait sur la nécessaire désobéissance collective quand les droits fondamentaux des individus ne sont pas respectés. Dans ce second volet traitant de la soumission à l’autorité, nous allons analyser une mise en situation. Celle-ci a eu lieu dans le cadre d’une formation syndicale. Avant de dévoiler les objectifs du cours, nous avons construit une mise en situation pour tester et mesurer l’obéissance de plusieurs membres du groupe. L’expérimentation a eu lieu dans trois classes d’une quinzaine de personnes.

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En route vers une idiocratie

Par Gérald Jamsin-Leclercq, Form’Action André Renard

IdiocracywebLe Brexit, Trump Président, le populisme crétin (pléonasme) en Europe, pour ne citer que ces trois exemples, semblent être l’avènement d’une ère nouvelle : la mort programmée de la réflexion, de l’analyse, des solidarités au profit du nombrilisme, de la peur et des idées simplistes. C’est peut-être le début d’un scénario infect qui semble tout droit tiré d’un mauvais film américain de science-fiction : Idiocracy.

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La neutralité de l’Etat, t’y « croix »?

Delphine Dumont (FAR), en collaboration avec Max Rensonnet, administrateur au Centre d’action laïque de la province de Liège

EutrioWEBOn oppose souvent laïcité à religion. Il y a ceux qui croient en un (ou plusieurs) dieu(x): les croyants. Et ceux qui n’y croient pas. Ceux-là sont souvent appelés « les laïcs ». Arrêtons-nous sur ce terme. Il est souvent utilisé pour qualifier l’Etat belge. Ne dit-on pas que la Belgique est un Etat laïque ? Cela voudrait-il dire qu’il est neutre ? Et si c’est le cas, cette neutralité existe-t-elle vraiment ? Il semble en effet que l’Eglise catholique ait encore une certaine influence dans notre pays, non ? Vivons-nous dans un Etat laïque alors ? Mais d’abord ça veut dire quoi "être laïque" ? Et qu’entendons-nous par laïcité? Et si nous tentions de faire la lumière sur toutes ces interrogations ?

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Femmes et travail : une lutte sans fin

Marie Greffe, 6com.be (Form’Action André Renard)

FemmeWEBEn Belgique, si le taux d’emploi des femmes a augmenté ces vingt dernières années de 12 %, les inégalités salariales n’ont pas proportionnellement diminué de la même manière. En effet, elles ont plutôt tendance à stagner. Les femmes en Belgique gagnent 20 % par an de moins que leurs collègues masculins, soit 10 % de moins à l’heure. Selon le rapport sur l’écart salarial entre les femmes et les hommes dans l’Union européenne , sur le marché du travail, les femmes écopent d’une double peine en terme de salaire : elles ont un salaire moyen inférieur aux hommes (fait pourtant interdit par le Traité de Rome signé en 1957 qui garantit l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes pour un travail égal ) et travaillent plus souvent à temps partiel donc elles ont un salaire mensuel inférieur aux hommes. Les secteurs dans lesquelles elles sont les plus nombreuses sont ceux de l’éducation, de la santé, de l’action sociale, du commerce de détail et de l’hôtellerie tandis que les hommes sont plus présents dans la construction, le transport, la communication, etc. Les secteurs et la place à laquelle elles sont employées influencent également leur salaire, c’est ce qu’on appelle la ségrégation horizontale.

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