Tracing : un danger pour notre démocratie

Par Marie Greffe - Form'action André Renard

En cette période de crise sanitaire liée au Covid-19, de nombreux pays démocratiques se posent la question de la mise en place d’un système de tracing « de contact » ou « numérique » de la population afin d’éviter un deuxième pic de l’épidémie lors du déconfinement. Cette idée n’est pas neuve, en effet, des pays comme la Chine, la Corée du Sud ou encore Israël (pour ne citer qu’eux) appliquent ce principe depuis plusieurs semaines afin notamment de surveiller que les malades respectent bien le confinement ou plus drastiquement afin de s’assurer que les personnes qui ont eu des contacts avec eux restent confinées à leur domicile. Ici, il s’agit du tracing numérique qui a à chaque fois été retenu via une application de géolocalisation au départ du smartphone des personnes contaminées. Les citoyens ici n’ont pas été consultés ni même autorisés à refuser cette restriction de leur liberté, ils ont été forcés de télécharger l’application et de se soumettre aux impositions faites par les autorités de leurs pays.

Cet article vous intéresse? Lire la suite au format PDF...


Congé parental « Corona » qu’en est-il exactement?

Par Raphaëlla D'Amico, Form'ation André Renard

Pour la majorité des familles, le 4 mai 2020 -date de reprise dans les entreprises ne pouvant pas recourir au télétravail, est une journée de tous les combats dont un essentiel « où mettre les enfants ? ».

Papi, mami ? On oublie

Les prendre au travail ? Pas certain que ça va le faire. Ce combat ou dilemme a inspiré gouvernement et syndicats. Nathalie Muylle (CD&V), ministre fédérale de l’Emploi, a fait approuver par l’exécutif un congé parental spécifique à la période. Ce congé parental dit congé « corona » est valable pour la période du 1er mai 2020 au 30 juin 2020 inclus et a un effet rétroactif.

Cet article vous intéresse? Lire la suite au format PDF...


Burnout parental : le confinement met à l’épreuve les familles

Par Marie Greffe - Form'action André Renard

Le 13 mars dernier le secteur de l’Horeca, restaurants et bars, étaient priés de fermer leurs portes pour cause de pandémie de coronavirus en Belgique. Le 16 mars, c’était au tour des écoles de devoir fermer leurs grilles afin de contenir la propagation du virus au sein de la jeune population. Le lendemain, le gouvernement a demandé aux entreprises qui le pouvaient de mettre leurs salariés en télétravail et a décidé de fermer tous les commerces non essentiels. Pour les fonctions qui ne permettaient pas le télétravail, le gouvernement a imposé aux employeurs de garantir les recommandations de distanciation sociale (1m50 entre les personnes), auquel cas l’entreprise devrait fermer. De nombreuses entreprises se sont donc vues contrainte de devoir fermer et de mettre leur personnel en chômage temporaire pour cas de force majeur en attendant la levée des mesures de confinement. Seuls les services essentiels comme la police, le corps médical, les éboueurs, etc. ont été maintenus au travail ainsi que les entreprises qui pouvaient garantir à leurs salariés les règles de distanciation sociale telles qu’édictées par les experts scientifiques.

Cet article vous intéresse? Lire la suite au format PDF...


Quand l’humour est en danger, la démocratie aussi

Par Gérald Jamsin-Leclercq - Form'action André Renard

Quelles sont les limites de l’humour ? On peut répondre à cela par un poncif en citant Pierre Desproges : « on peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui ». Au-delà de cette formule éculée, l’humour semble aujourd’hui mis en danger par ce qui ressemble à un nouvel ordre moral qui repose sur le très instable « politiquement correct ». Alors, l’humour est-il en danger ou évolue-t-il vers des formules plus policées, plus respectueuses ?

Cet article vous intéresse? Lire la suite au format PDF...


Pourquoi les travailleurs devraient-ils s'intéresser à l'Intelligence artificielle?

Par Heinz Everts, Form'action André Renard

L'intelligence artificielle (IA) est une technologie qualifiée de « perturbatrice ». Elle donne aux machines la capacité d'interagir avec leur environnement et de prendre des décisions : avec un degré variable d'autonomie, sur la base de données collectées ou introduites, d'une manière qui copie la pensée humaine et qui peut donc être considérée comme intelligente. Son impact sur les citoyens, sur les entreprises, sur les autorités publiques et la société en général fait l'objet de nombreuses recherches, mais son impact sur les travailleurs a été moins étudié. Elle touche la main-d'œuvre de nombreuses manières, que ce soit en tant que technologie autonome ou lorsqu'elle est couplée à d'autres technologies (robotique, apprentissage machine, blockchain , etc.). Elle se présente ainsi sous différentes formes: les traqueurs pour les conducteurs d'Uber, les conducteurs de Deliveroo et les chauffeurs de camion ; les infirmières connectées à des applications et des tablettes ; des techniciens collaborant avec des robots dans une chaîne de production ; un logiciel permettant de décider qui doit être promu, de prévoir les résultats et la programmation des activités, etc. Les impacts sont nombreux et variés, mais l'IA ne doit pas avoir d'effets négatifs sur les droits fondamentaux et les conditions de travail des travailleurs.

Cet article vous intéresse? Lire la suite au format PDF...


Les réseaux sociaux en période de confinement : stop ou encore ?

Par Delphine Dumont, Form'action André Renard

Le 17 mars 2020, la Première ministre Sophie Wilmès (MR) annonce le confinement total en Belgique. La décision émane du CNS (Conseil national de sécurité). Les Belges sont priés de rester chez eux pour éviter la diffusion du coronavirus. Il leur est demandé de limiter les déplacements à l'essentiel (travail, santé, nourriture, banque, pharmacie, poste, essence, aide aux gens dans le besoin) et ce jusqu’au 5 avril (au minimum). Une première en Belgique. Les contacts physiques en dehors de ceux de la famille proche sont désormais interdits. Il faut maintenir une distance de 1m50 avec les autres personnes. Depuis le 16 mars, les enfants ne se rendent plus à l’école et le télétravail est recommandé. Pour certains, le quotidien se résume à concilier travail, devoirs scolaires et tâches ménagères. Pour d’autres, c’est la solitude qui rythme les journées qui n’en finissent plus. Mais l’homme reste un animal social, il a besoin de se mettre en relation avec d’autres. Il a donc fallu ruser pour déjouer le sort et continuer à vivre (presque) comme avant. Et des parades, il en a trouvé : En soutien au personnel soignant, tous les jours à 20h, des flash mobs d’un autre genre sont organisés. Chacun a sa manière de se manifester : applaudissement depuis le balcon, klaxon dans la rue, sirènes tonitruantes des ambulances, etc. Un ralliement par le bruit. Pour égayer (un peu) les journées des personnes âgées en maison de retraite, des enfants (re)découvrent les joies du courrier postal en leur envoyant des dessins et des lettres. En famille, on ressort les vieux jeux de société, etc.

Cet article vous intéresse? Lire la suite au format PDF...


L’impact du chômage temporaire sur votre portefeuille

Par Raphaëlla D'Amico, Form'action André Renard

Les semaines sont difficiles pour de nombreuses entreprises et beaucoup d’entre elles ont « dû » placé leurs travailleurs en chômage temporaire soit pour force majeure (cornavirus), soit pour raisons économiques (ralentissement de l’activité). Si le recours au chômage temporaire est « forcé » pour de nombreuses d’entre elles (contraintes par le gouvernement de fermer leurs portes), on constate que certains secteurs bien que tournant à plein régime (l’alimentation par exemple) recours au chômage temporaire. Dans un article du Soir , les syndicats dénoncent le recours abusif au chômage temporaire pour force majeure dans le chef des employeurs et ceci afin de faire l’économie du salaire garanti. Pour faire l’économie du salaire garanti pendant le premier mois, des entreprises mettraient leurs employés malades au chômage temporaire et dans ce contexte, les principaux syndicats d’employés s’inquiètent du sort réservé aux travailleurs malades.

Cet article vous intéresse? Lire la suite au format PDF...


Y a-t-il une stratégie délibérée en matière de sous-déclaration des accidents du travail?

PAr Heiz Evertz, Form'action André Renard

En Belgique, on déplore en moyenne un décès par accident du travail tous les deux jours. En 2018, 139 personnes sont ainsi décédées. Parmi ces victimes, 80 personnes ont perdu la vie dans un accident sur le lieu de travail et 59 autres dans un accident de la route sur le trajet depuis ou vers le lieu de travail. De plus, chaque jour, 85 personnes en moyenne se retrouvent handicapées et sont en incapacité permanente de travail à la suite d'un accident du travail. Les différents acteurs de la prévention des accidents du travail en Belgique sont d’accord sur un autre point: le nombre d'accidents graves du travail ne diminue pas en Belgique. Seul le nombre d'accidents du travail mineurs est en baisse, mais cela s'explique probablement par une autre évolution préoccupante, celle du nombre d'accidents du travail qui ne sont pas déclarés. On les appelle parfois aussi les 'accidents Tipp-Ex', car la non-déclaration masque l'accident, comme le 'Tipp-Ex' masquait autrefois une faute d'orthographe sur le papier .

Cet article vous intéresse?Lire la suite au format PDF...


Quel sera l'impact du Covid-19 sur l'économie belge?

Par Sandrine Breda, Form'action André Renard

Le Covid-19, ou plus couramment appelé coronavirus, a vu le jour en décembre dernier dans la ville chinoise de Wuhan, et s’est ensuite diffusé sur tous les continents du globe. Afin de minimiser la propagation du virus, les autorités ont mis en place une série de mesures que nous allons détailler dans les prochains paragraphes. En date du 29 mars 2020, le bilan officiel de l’Organisation mondiale de la santé statuait de 29.891 personnes décédées et de 634.813 personnes infectées. En Europe, la situation fait état de 361.457 cas confirmés et de 21.430 décès. Selon les données du SPF Santé Publique en Belgique, les chiffres à la fin mars devraient dépasser la barre des 10.000 contaminations et des 600 décès.

Cet article vous intéresse? Lire la suite au format PDF...


Restez chez vous et télétravaillez ! Oui, mais comment ?

Par Raphaëlla D'Amico, Form'action André Renard

La crise sanitaire engendrée par le COVID 19 nous ont obligés à reconsidérer certains aspects de notre vie privée et professionnelle, dont le recours au télétravail. Le télétravail se présente comme une forme (relativement nouvelle) d’organisation du travail qui, dans une certaine mesure, permet aux travailleurs de mieux concilier vie professionnelle et vie privée et leur donne une plus grande autonomie dans l’exercice de leurs tâches. Il existe deux formes de télétravail ; -le télétravail régulier (ou structurel) règlementé par la convention collective de travail n°85 ; -le télétravail occasionnel qui fait son apparition avec la loi du 5 mars 2017 concernant le travail faisable et maniable . Aujourd’hui, présenté comme la nouvelle organisation du travail qui permet de résoudre une partie de nos problèmes (pollution, équilibre vie privée/ vie professionnelle), le télétravail n’a-t-il que des avantages ?

Cet article vous intéresse? Lire la suite au format PDF...