Quand le covid19 met en évidence les faiblesses du système

Par Heinz Evertz - Form'action André Renard

Un récent article publié par le quotidien "La Libre Belgique "dédié au rôle de l’Inspection sociale en matière de contrôle de l’application des mesures de sécurité sanitaire dans les entreprises en période du Covid19, met le doigt sur une série de dysfonctionnements du système de la santé au travail en Belgique. Des dysfonctionnements que les gens du terrain dénoncent déjà depuis de nombreuses années et que nous allons développer dans le cadre de ce présent article.

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Covid-19: Rétroacte d’un fiasco annoncé

Etude de Bordignon Philippe - FGTB Wallonne en collaboration avec la FGTB LHW

À partir de 2014, durant près de six ans, nous avons eu à subir l’inanité d’un attelage fédéral voué à la satisfaction de la volonté patronale. Arcbouté sur des positions idéologiques passéistes, cet exécutif est parvenu à repousser les limites de la médiocrité. En accélérant le mouvement au cours des six derniers mois. Choix ineptes et orientations douteuses auront teinté une législature catastrophique dont le pic paroxystique se trouve lié à jamais à celui de la courbe du nombre de contaminés de la Covid-19. De tergiversations en atermoiements, de Charles Michel à Sophie Wilmès, notre gouvernement fédéral aura profondément creusé la dimension abyssale de l’expression « gestion de crise ».

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Sortir le pays de la crise et sauver «L’état-providence»: des pistes de réforme du système fiscal pour une Vivaldi idéale

Par Stéphane Balthazar - Form'action André Renard

A la fin du mois de septembre 2020, sept partis démocratiques (PS, Ecolo, MR, du côté francophone, et le sp.a, Groen, Open VLD, et le CD&V du côté néerlandophone) se sont accordés pour former une coalition gouvernementale au Fédéral. Un coalition appelée Vivaldi qui a présenté les mesures clés de l’accord de gouvernement au Parlement début octobre. Comme tous les accords de gouvernement élaborés ces dernières années en Belgique, il représente avant tout une vaste opération de communication et présente à la fois des zones d’ombres, des mesures peu précises ou incomplètes, voire contradictoires. Comme l’intention de relever progressivement le montant des pensions. Des objectifs (trop) ambitieux aussi. Comme, par exemple, la sortie totale du nucléaire d’ici 2025 et la « décarbonisation » de l’économie belge via notamment l’exigence de neutralité carbone des voitures de société à partir de 2026. Mais après un crise politique et démocratique longue de près de 500 jours, et compte tenu de la crise sanitaire sans précédent à laquelle le pays doit faire face, pour l’heure, l’essentiel est de disposer enfin d’un exécutif légitime au Fédéral. Et qu’il s’attèle à gérer le pays avec sérieux et détermination. Dans le souci de l’intérêt général, et jusqu’au terme de la législature en 2024. Ce qui exige, sans délai, pour surmonter durablement les conséquences sociales et économiques déjà désastreuses engendrées par la pandémie de la Covid-19, d’améliorer significativement la gouvernance publique. D’élaborer aussi une stratégie coordonnée de relance sans précédent et, pour ce faire, de transformer en profondeur les politiques fiscales, pour rendre celles-ci plus efficientes et surtout plus équitables.

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Coronalert : une appli qui vous veut du bien ?

Par Marie Greffe - Form'action André Renard

La Covid-19 aura irrémédiablement changé la vie des citoyens belges en 2020. Le 12 mars dernier, la Première ministre en place, Sophie Wilmès (MR), annonçait le début du confinement en Belgique avec la fermeture des restaurants et des bars dès le lendemain. Vint ensuite la fermeture des écoles, le télétravail à domicile « forcé » pour ceux qui en avaient la possibilité et le chômage temporaire pour les autres.

Le 24 avril, le Conseil national de sécurité ouvrait la porte du déconfinement progressif. Les Belges pensaient retrouver une vie normale petit à petit estimant que le gros du danger était derrière eux. Mais c’était aller un peu vite en besogne. Après avoir vécu un peu moins de deux mois dans une ambiance réconfortante de diminution des cas de contaminations, les courbes de l’épidémie se sont inversées lors de l’été impliquant au fur et à mesure certaines mesures contraignantes telles que le port du masque dans l’espace public, le rétrécissement de la bulle de contacts, etc.

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L'accord du gouvernement De Croo: vers de nouvelles négociations

Par Fabrice Jacquemart, Directeur de la Form'action André Renard

Parce qu’il y a, dans le gouvernement De Croo mis en place ce 1er octobre 2020, quatre familles politiques, la presse, avide parfois jusqu’à l’absurde de comparaisons qui scintillent, l’a rebaptisé du nom d’un des chefs-d’œuvre du compositeur italien Antonio Vivaldi, Les Quatre Saisons. Comparaison n’est pas raison... Les Quatre Saisons de Vivaldi sont en fait quatre concertos… que leur premier éditeur a regroupé avec huit autres dans un recueil intitulé L'Épreuve de l'Harmonie et de l'Invention. On ne peut donc pas parler musicalement d’une œuvre unique ni, rue de la Loi, d’un bloc gouvernemental.

Politiquement, s’il y a bien un seul gouvernement composé de quatre familles, ce sont sept partis qui le composent, ce qui fait tout de même une sacrée différence et laisse penser qu’il faudra une forte capacité d’invention au chef de file Alexander De Croo (Open VLD) pour créer l’harmonie au sein de son équipe.

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Le «télétravail à domicile» n’est pas le télétravail

Par Heinz Evertz, Form'action André Renard

Le télétravail a connu un envol en raison de la pandémie de covid-19, suite à l’appel du gouvernement à travailler autant que possible de chez soi (à partir du 16 mars) et de l’obligation de “télétravail à domicile” pour toutes les entreprises non essentielles à partir du 23 mars1. À l’heure actuelle, il n’y a plus d’obligation de recourir au télétravail, mais une forte recommandation, pour toutes les entreprises et associations et services, quelle que soit leur taille, pour tous les membres du personnel dont la fonction s’y prête.

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Jobs étudiants : chute attendue pour cet été

Par Marie Greffe - Form'action André Renard

Personne n’a été épargné par la crise liée au Coronavirus. Au sein des victimes de cette crise planétaire, il semble intéressant d’étudier le cas particulier des étudiants. Qui dit étudiant, dit scolarité, mais dit aussi, pour nombre d’entre eux, travail étudiant afin de subvenir à leurs dépenses journalières et/ou occasionnelles.

Le 13 mars dernier, les mesures gouvernementales de fermeture de l’Horeca puis quelques jours plus tard de tous les commerces non alimentaires ont privé beaucoup d’étudiants de leur job. Les laissant sans ressource pour payer leur kot, leur nourriture ou encore leurs études. Problématique d’autant plus importante pour ceux qui ne pouvaient plus compter sur le support financier de leurs propres parents ayant été mis au chômage temporaire.

La plupart des étudiants jobistes ayant perdu leur emploi pour cause de confinement, n’avaient droit à aucun revenu de remplacement (exit donc le chômage temporaire). En cas de grandes difficultés, les seules options s’offrant à eux étant les aides sociales de leur université ou Haute Ecole ou encore le CPAS de leur commune.

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L’allocation de chômage temporaire ne suffit pas

Par Andréa Della Vecchia, Secrétaire Fédéral de la Centrale Générale FGTB

Le chômage temporaire pour cause de force majeure « corona » est prolongé jusqu’au 31 août 2020 inclus. C’est, entre autres, ce qui a été convenu entre les interlocuteurs sociaux fédéraux et interprofessionnels le 28 mai dernier. Cette prolongation suffit-elle pour autant pour clôturer la réflexion sur ce revenu de remplacement ? Depuis que nous vivons avec la réalité du coronavirus, il devient de plus en plus clair qu’à la crise sanitaire s’ajoutent des conséquences sociales pour les travailleurs. Dans pareilles circonstances, notre système de protection sociale est logiquement sollicité : les revenus de remplacement et les compléments de revenus doivent permettre aux travailleurs de faire face à cet « aléa de la vie ». Ces allocations suffisent-elles pour autant pour ne pas tomber dans la précarité financière ? Pour pouvoir partiellement répondre à cette question, nous nous pencherons sur le chômage temporaire car cette allocation sociale a été spécifiquement adaptée (augmentation du pourcentage, adoubé d’une indemnité complémentaire,…) et connaît un franc succès. De manière chiffrée, nous nous attarderons aussi sur les différences entre le salaire net habituellement perçu par un travailleur donné et son allocation de chômage de temporaire.

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Les employeurs de la chimie n’ont jamais payé aussi peu de cotisations sociales qu’aujourd’hui

Par Andréa Della Vecchia, Secrétaire Fédéral de la Centrale Générale FGTB

A l’heure où la collectivité est largement sollicitée pour faire face aux dégâts sanitaires, sociaux et économiques du Covid-19 (dépenses des soins de santé, aides aux entreprises, allocations de chômage temporaire,…), il apparaît utile de se pencher sur l’évolution du financement de cette même collectivité par les entreprises. Concrètement, à partir du salaire brut des travailleurs, quelle est la hauteur de la contribution des entreprises au financement de l’Etat et de la sécurité sociale?

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Une rentrée pas comme les autres en mai? En juin, fais ce qu’il te plaît ?

Par Marie Greffe - Form'action André Renard

Le 18 mai dernier, quelques 120.000 élèves de la fin du secondaire et du primaire étaient invités à reprendre le chemin de l’école en pleine phase de déconfinement en Belgique. Ce retour à l’école pour les 6e et 7e secondaire et pour les 6e primaire a suscité beaucoup de débat tant au sein du corps enseignant que du côté des parents. Les avis étaient partagés entre l’utilité de faire retourner ces jeunes enfants et adolescent sur les bancs de l’école quelques heures par semaine alors que la menace du Covid-19 plane toujours dans notre pays. La question pour les parents était de faire la balance entre les risques pour la santé de leur enfant au vu des conditions sanitaires mises en place dans l’établissement scolaire, l’importance de finir des parties de matières et le besoin de l’enfant de retrouver son école, ses profs, ses copains avant de partir en septembre vers un autre établissement scolaire (passage du primaire au secondaire, du secondaire au monde du travail ou à l’enseignement supérieur).

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