Belgique : les pictogrammes et labels débarquent au cinéma

Par Marie Greffe - Form'action André Renard

Le Belge aime le cinéma. A chaque sortie d’un nouveau dessin animé, des milliers de familles se pressent dans les salles obscures afin de découvrir les aventures d’un nouveau héros sorti de l’imaginaire des grands studios hollywoodiens, européens ou encore japonais. Qu’il s’agisse de films à grand ou à petit budget, les petites têtes blondes se délectent des réalisations Depuis près de 100 ans, la Belgique utilise un système jugé archaïque dans la labélisation des films qui sortent sur son territoire. En effet, jusqu’à présent, le système ne prévoyait que deux labélisations : enfant admis (EA), 12+, ou enfants non admis (ENA). Cette catégorisation des films était le fait d’une commission intercommunautaire de contrôle, qui après avoir visionner les productions cinématographiques, estimait s’ils convenaient à un public de moins de 12 ans (EA), de moins de 16 ans (12+) ou au plus de 16 ans (ENA).

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La sécurité sociale en Belgique - un chef d’oeuvre en péril

Par Bernard Bolly - Directeur de la Form'action André Renard

Un peu d’histoire… On date habituellement la création de la sécurité sociale en Belgique à l’arrêté-loi du 28 décembre 1944. Durant la Seconde Guerre mondiale, un groupe clandestin réunissant représentants patronaux, syndicaux et politiques aboutit à la proposition d’un pacte social visant à mettre en oeuvre des mesures d’urgence en matière de sécurité sociale, non seulement pour préparer l’après-guerre, mais aussi pour réparer les misères subies par les travailleurs (salariés) . En effet, c’est suite « aux craintes de la misère qu’ont éprouvée les travailleurs pendant la guerre que le gouvernement s’est engagé dans la reconstruction économique du pays en ouvrant « la voie à un courant renouvelé de progrès social découlant à la fois de l’essor économique d’un monde pacifié et d’une équitable répartition du revenu d’une production croissante»

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Immigration : une affaire d’Hommes

Par Delphine Dumont - Form'action André Renard

Dimanche 10 novembre 2019, le centre d’asile de Bilzen, près de Hasselt (province du Limbourg) est en flamme. Très vite les badauds se rassemblent devant ce spectacle désolant. Certains d’eux applaudissent comme s’il s’agissait d’un exploit. Dans la foule, quelqu’un s’exprime : « Bien joué, mais quelques semaines trop tôt ». Le bâtiment devait bientôt accueillir de manière temporaire des demandeurs d’asile, apprend-on. L’annonce quelques semaines plus tôt de la transformation de cet ancien home en centre d’asile avait provoqué la colère d’une partie de la population . Cet incendie, sans doute d’origine criminelle (selon les pompiers), a provoqué l’émoi sur les réseaux sociaux. Il y a (heureusement) ceux qui s’insurgent contre ces vociférations haineuses, mais il y a aussi ceux qui les encouragent. Pourquoi cette haine ? D’où vient ce comportement de rejet du demandeur d’asile ? La peur ? Mais la peur de quoi ? D’être envahi ? De perdre sa propre culture ? Encore faut-il en avoir une ! Ou alors, serait-ce le résultat d’une incompréhension voire d’une « mésinformation » ?

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La fenêtre d’Overton : comment transformer l’opinion publique

Par Frédéric Tihon - Form'action André Renard

Tout est parti d’une polémique lancée par la chroniqueuse française Julie Granziani sur le plateau de l’émission « 24 h Pujadas » (LCI) et de son analyse par un autre chroniqueur, Clément Viktorovitch, dans l’émission Clique sur Canal + . Depuis, la fenêtre d’Overton est le nouveau truc à la mode. Tentative d’explication et quelques digressions autour de ce concept venu des États-Unis.

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Taux d’intérêts négatifs : ont-ils des effets néfastes pour notre économie ?

Par Stéphanie Cutrona - Form'action André Renard

Désormais, nous sommes face à l’aberration des taux d’intérêts négatifs. En effet, prenons l’exemple de l’Allemagne qui peut demander une prime, dénommé aussi taux d’intérêt négatif, à ses prêteurs. En d’autres termes, celui qui emprunte va recevoir de l’argent. Malheureusement, ces taux négatifs sont une opportunité pour les Etats endettés. Les grands dirigeants ne se priveront pas étant donné que l’agent emprunté sera gratuit.

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L’obligation de vote en danger en Flandre

Par Marie Greffe, Form'action André Renard

Au début de son histoire, soit entre 1831 et 1893, les élections en Belgique étaient régies par le vote censitaire (soit réservés à ceux qui payaient un minimum d’impôt, soit seules les personnes riches). Elles n’étaient pas obligatoires et caractérisées par un fort taux d’absentéisme (14 % en 1843 et 65 % en 1855). Il y avait différentes raisons pour lesquelles les citoyens ne se déplaçaient pas aux urnes : distances trop importantes pour s’y rendre, opérations électorales qui traînaient en longueur ou encore par un manque de formation politique. A titre d’exemple, on peut ainsi reprendre les chiffres des élections bruxelloises de 1861 où sur les 6.000 électeurs potentiels, seuls 560 se sont rendus au premier tour du scrutin et 370 pour le second. Lors de la première révision de la Constitution en Belgique en 1893, le législateur a opté pour le vote au suffrage universel masculin avec vote plural pour les plus de 25 ans (les électeurs avaient une ou plusieurs voix en fonction de leur statut dans la société). Il l’a également rendu obligatoire. Poussée par les mouvements ouvriers dont le Parti ouvrier belge sera l’instigateur de la grève de 1893 afin d’obtenir le suffrage universel, cette amélioration démocratique vers un suffrage universel tempéré, a ouvert le droit de vote à quelque 22% de la population contre 2% auparavant. Selon le politologue Pierre Verjans, l’obligation de vote a par ailleurs été introduite à ce moment-là sous l’impulsion des catholiques qui craignaient que les électeurs modérés ne se rendent pas aux urnes. Ces derniers redoutaient notamment une surreprésentation des votes ouvriers et anarchistes.

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La taxe kilométrique, bientôt une réalité à Bruxelles ?

Par Marie Greffe - Form'action André Renard

Depuis plusieurs décennies, très régulièrement les politiques belges s’interrogent sur la mise en place d’une taxe kilométrique ou de « vignette » sans qu’un accord entre les Régions n’aient jamais finalement abouti. La pierre d’achoppement résidait notamment dans le fait que le Nord du pays plaidait pour la première solution, tandis que le Sud pour la deuxième. Pour rappel, en mai 2008, l’ancien ministre de la Mobilité (PS) Michel Daerden, rappelait son approbation pour la mise en place d’une vignette pour les véhicules légers pour autant que celle-ci ne coûte rien aux citoyens. Il envisageait alors en échange de cette nouvelle taxation, la fin de la taxe de la télé-redevance. Plus de dix ans après, la taxe kilométrique revient sur la table des négociations et plus précisément sur celle du gouvernement bruxellois. En effet, dans la nouvelle déclaration de politique régional bruxelloise présentée par le gouvernement Vervoot III en juillet dernier, on retrouve le souhait du gouvernement de conclure « un accord de coopération entre Régions visant à mettre en œuvre une tarification kilométrique intelligente des véhicules légers sur la zone métropolitaine ou l’ensemble du territoire national ». Le texte souligne que cette taxe à l’usage remplacerait la taxation actuelle. Si on lit entre les lignes, on comprend rapidement que l’objectif du gouvernement est de désengorger Bruxelles surtout aux heures de pointe. Elke Van den Brandt (Groen), ministre bruxelloise de la Mobilité, espère pouvoir conclure un accord avec les autres Régions, mais annoncé déjà que si cela n’est pas possible, un plan B est déjà prévu.

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Le Ras-le-bol des infirmier(e)s : baromètre d’un métier sous tension

Etude par Marie Greffe- Form'action André Renard

Le malaise des infirmières et infirmiers n’est pas une chose nouvelle. Depuis de nombreuses années, le personnel des soins de santé est en souffrance dans nos hôpitaux, maisons de repos (MR) et maisons de repos et de soins (MRS), mais cette colère était restée contenue au sein des institutions jusqu’il y a peu. Les blouses blanches, exténuées, sont finalement sorties dans la rue pour exprimer leur désarroi face à un métier qu’elles n’arrivent plus à assumer. Début juin, à l’instar des jeudis en faveur du climat s’est déclenchée la contestation du personnel hospitalier : les mardis des blouses blanches. Mais qu’est-ce qui a mis le feu aux poudres? La réforme des hôpitaux ? Les nouvelles suppressions dans le budget des soins de santé décrétées par le gouvernement Michel ? Les nouveaux réseaux hospitaliers? Ou tout simplement s’agit-il de l’expression spontanée d’une marmite qui couvait depuis des années et qui a enfin trouvé l’espace pour exploser ?

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La Wallonie s’engage dans le zéro déchet plastique à usage unique

Par Marie Greffe - Form'action André Renard

En janvier 2018, l’Union européenne a adopté une nouvelle stratégie sur les matières plastiques. Cette démarche s’inscrivait dans le cadre d’une transition vers une économie circulaire (en produisant, utilisant et recyclant différemment). L’objectif était de faire en sorte que tous les emballages en plastique sur le marché européen soient recyclables d’ici à 2030 tandis que la consommation de plastique à usage unique soit réduite au maximum et l’utilisation intentionnelle de microplastique limitée.

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Stop à la culpabilisation écologique

Par Gérald Jamsin-Leclercq - Form'action André Renard

Save the planet ! On ne peut être que d’accord avec les revendications écologiques portées haut et fort par les jeunes et moins jeunes. Le réchauffement climatique, la pollution, l’épuisement des ressources naturelles, le plastique… doivent faire partie de nos préoccupations immédiates. Mais sommes-nous coupables de ces vacances en avions ? De l’acquisition de ce nouveau smartphone ? Ou encore de l’achat ces produits suremballés ?

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