Grandeur et décadence du Web

Par Delphine Dumont - Form'action André Renard

12 mars 1989, au CERN en Suisse, Tim Berners-Lee, physicien et informaticien britannique, dépose sur le bureau de son chef, Mike Sendall, un document intitulé « Gestion de l’information : une proposition ». Un véritable charabia, même aux yeux du directeur. Sans le savoir encore, Tim Berners-Lee vient d’inventer un mécanisme permettant l’échange facile d’informations qui bouleversera littéralement le monde. Son idée? Donner aux chercheurs éparpillés dans les centres de recherches le moyen d’accéder aux informations stockées dans les ordinateurs de chacun. L’ancêtre de ce qui va devenir le web (www) est né ce jour-là. Trente ans plus tard, le web est partout. Quasi invisible tellement il fait partie de notre quotidien. Comment est-ce arrivé et pourquoi ? Comment les pionniers ont-ils vécu cette évolution ? Comment imaginer l’avenir, avec ou sans le web ?

Cet article vous intéresse? Lire la suite au format PDF...


France : les Gilets Jaunes portent la colère du peuple

Etude de Marie Greffe - Form'action André Renard

Depuis la mi-octobre la colère gronde en France.

La flambée des prix du carburant, suite à l’envolée des cours du pétrole, et l’augmentation des taxes décidées par le gouvernement Macron a mis le feu aux poudres au sein de la population française. En effet, l’alignement du prix du diesel sur celui de l’essence a agi comme un détonateur. Très rapidement, de nombreux automobilistes ont placé leur gilet jaune de sécurité routière sur le tableau de bord de leur voiture en signe de contestation. Le 31 octobre dernier, 530.000 Français ont signé une pétition demandant une diminution des prix à la pompe et un appel a été lancé en faveur de la tenue d’une manifestation le 17 novembre. Une centaine de groupes Facebook ont été créés afin de rejoindre et de promouvoir le mécontentement de ces citoyens exaspérés par un pouvoir d’achat en baisse constante. Petit à petit le mouvement des « Gilets Jaunes » s’est formé, mobilisé, structuré… mais pourquoi est-il né ? Comment s’est-il constitué ? Comment fonctionne-t-il ? Par cette étude nous allons essayer de comprendre le mouvement, les tentatives de récupérations politiques, l’implication des syndicats et les réponses du gouvernement français face à cette crise peut-être plus profonde qu’il n’y paraît de prime abord.

Cet article vous intéresse? Lire la suite au format PDF...

 


Maison connectée : le nouveau cheval de bataille de la livraison à domicile

Par Marie Greffe - FAR

Les avancées faites ces dernières années dans la connectivité des objets et le développement des maisons intelligentes devraient faire sauter petit à petit la réticence des citoyens envers les nouvelles technologies liées à la sécurité des habitations. En effet, de plus en plus de consommateurs optent aujourd’hui pour les serrures connectées qui s’appliquent sur une simple porte d’entrée afin de ne plus devoir utiliser de clé pour rentrer dans leur habitation ou fermer la porte une fois à l’intérieur, mais gèrent cette opération grâce à leur smartphone. Si ce système n’est pas nouveau, les améliorations apportées ces dernières années à ces technologies comme la possibilité d’ouvrir à distance l’habitation, de donner des codes temporaires (ou pas) aux personnes autorisées à se rendre dans la maison (gens de maison, livreurs, parents, amis, promeneurs d’animaux, etc.) ou encore d’actionner automatiquement l’ouverture de la porte via son smartphone (dans sa poche ou dans son sac) par le simple fait d’être à une distance proche de la serrure, a déjà convaincu les férus de nouvelles technologies.

Cet article vous intéresse? Lire la suite au format PDF...


La grève a ses raisons que le Pouvoir ignore

Par Delphine Dumont, Form'action André Renard

GreveWEB5 décembre 2018, à Herstal. La FGTB de Liège-Huy-Waremme tient son congrès statutaire. Plus de 480 militants sont réunis. Le rouge prédomine partout. La scénographie évoque un futur plus ou moins proche et questionne les participants sur les nouvelles manières de travailler, de consommer, de vivre et… de militer.  Cinq, quatre trois, deux, un… partez! Le show commence. Jean-François Ramquet, le secrétaire régional interprofessionnel, et homme-orchestre pour l’occasion, livre le rapport moral. Et comme souvent, quelques images en disent plus long qu’une pléthore de mots, il lance la séquence audiovisuelle sur le “zapping” des mouvements et actions auxquelles a participé la régionale depuis 2014. La vidéo en recense plus d’une trentaine. Manifs, grèves, rassemblements, actions symboliques, … Les revendications se confondent: pension, pouvoir d’achat, sécurité sociale. En front commun, ou pas. Avec la participation d’autres régionales de la FGTB, ou pas. Trente-six exactement! Est-ce beaucoup? Est-ce peu? Est-ce nécessaire? Lors des formations organisées par la Form’action André Renard, il n’est pas rare de ressentir une certaine frustration de la part des participants quant à l’utilité et l’efficacité des actions syndicales. Certains même semblent à bout, désespérés et las. D’autres expriment carrément de la colère, se référant aux temps jadis où la grève semblait plus forte et efficace. Ça ne sert plus à rien! On se fout de nous! On n’arrive plus à mobiliser! Les gens sont tellement individualistes! Les gens ne sont pas assez mal que pour se mobiliser! C’était mieux avant, on savait se mobiliser en 60.

Cet article vous intéresse? Lire la suite au format PDF...


Solidarité versus charité

Par Gérald Jamsin-Leclercq, Form'action André Renard.

Illustration-article-Solidarité-versus-charitéWEBViva for life », « Arrondi solidaire », « Clic solidaire », Collectes alimentaires dans les grandes surfaces, etc… Des actions ponctuelles qui nous rappellent, entre autres, qu’en Belgique, un enfant sur quatre vit dans la pauvreté et que plus de 400 000 personnes ont besoin des banques alimentaires. Ces campagnes font, disent-elles, appel à notre sens de la solidarité. Qu’en est-il vraiment ? Solidarité ou… charité ?

Cet article vous intéresse? Lire la suite au format PDF...


La guerre des mots comme forme de résilience face au langage du pouvoir

Par Delphine Dumont - Form'action André Renard

MotsWEBLes mots! On en utilise tout le temps, ils sont omniprésents. On en manque, on cherche, on les pèse et parfois-même, il nous arrive de jouer avec. On les utilise pour exprimer une idée, une pensée, mais pas que, puisqu’on en “use” aussi pour ne rien dire. Certains sont dit un peu vite, d’autres ont du mal à sortir. Ils touchent, ils comptent ou sont comptés. Mot d’amour, mot doux, mot de passe, mot-clé, mot-valise. Ils ont le pouvoir de provoquer une réminiscence, ils évoquent un souvenir. Il y a ceux qui sentent bons et puis il y a ceux qui puent. Du moins c’est l’idée qui a germé dans la tête de l’auteur Des mots qui puent, Olivier Starquit que nous avons eu la chance de rencontrer à l’occasion d’une formation organisée à la Form’Action André Renard et au cours de laquelle il nous a fait part de ses recherches à propos du rôle des mots dans la société.

Cet article vous intéresse? Lire la suite au format PDF...


Fake news : le vrai et le faux

Par Frédéric Tihon, Form'action André Renard

FakeWEBA la fin du dernier été, la ministre grecque de la Culture, Myrsyni Zorba, annonce via Twitter le décès du réalisateur de 85 ans Costa Gavras. Dans la foulée, ou presque, des agences de presse (Associated Press) et des médias du monde entier (France 24, The New York Times, The Washington Post) relayent la nouvelle. Costa Gavras est pourtant bel et bien vivant, il le confirmera de vive voix à la télévision grecque dans les heures qui suivront. La ministre aussi fera volte-face : c’est un faux compte Twitter à son nom qui a répandu la fausse nouvelle. Bienvenue à l’ère des « fake news ».

Cet article vous intéresse? Lire la suite au format PDF...


L’éducation permanente, une arme de résistance

Par Delphine Dumont, Form'action André Renard

EducWEB“Pour bien militer, il faut étudier beaucoup”, écrivait André Renard dans Le Prolétaire, en 1938. Il ajoutait cependant “mais quoi?” Il avait - bien évidemment - une réponse très précise à cette question: “Le plus important est d’avoir de la méthode pour savoir opérer un classement d’idées. Il faut choisir ses lectures au risque de n’avoir jamais qu’une teinture du savoir, de ne rien posséder de solide. La culture générale est indispensable, l’histoire surtout, son examen d’un point de vue social, non pas une étude des dates, mais des faits. L’économie politique, des rudiments pour commencer, puis ensuite de notions plus précises et plus profondes, car la vie économique mérite un examen constant et suivi de celui qui s’occupe du social.” Force est de constater que 80 ans plus tard, ces considérations n’ont pas pris une ride.

Cet article vous intéresse? Lire la suite au format PDF...


La pauvreté estudiantine en Fédération Wallonie-Bruxelles : une menace pour nos jeunes

Etude réalisée par Marie Greffe - Form'action André Renard

PauvreteestudiantineWEBLa gratuité de l’enseignement fait régulièrement débat dans la sphère politique belge. En 1983, notre pays a signé le « Pacte de New York » qui contient dans son article 13 le droit à un enseignement supérieur accessible à tous en pleine égalité (c’est-à-dire que tous y ont droit de la même façon), en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés dont l’instauration progressive de la gratuité. Cet engagement vieux de 35 ans n’est pourtant pas encore une réalité en Belgique. En 2017, lors de la Journée internationale des Etudiants, différentes associations et syndicats tiraient une fois encore la sonnette d’alarme face à la pauvreté estudiantine grandissante. La même année, le ministre de l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt (PS), a lancé une étude spécifique sur la paupérisation des étudiants afin de quantifier le phénomène et de pouvoir trouver des solutions pour y remédier . La pauvreté est difficile à mesurer car elle est souvent multifactorielle. Une étude de la Fédération des étudiants francophones (FEF), publiée en septembre 2017 « Conditions de vies des étudiant.e.s », annonce que quelque 15 % des 3.000 personnes interrogées lors de l’enquête s’en sortent sans l’aide de leur famille pour financer leurs études tandis qu’un sur deux a un travail étudiant pour financer leur scolarité. Enfin, en 2017, 27.133 étudiants ont été frappés à la porte du CPAS pour subvenir à leurs besoins pendant leurs études, soit 7,5 fois plus qu’en 2002.

Cet article vous intéresse? Lire la suite au format PDF...


L’économie belge crée de plus en plus de « jobs, jobs, jobs » mais aussi de plus en plus de « poors, poors, poors ». La réalité derrière les chiffres du chômage et de la pauvreté.

Par Stéphane Balthazar, Form'action André Renard

PauvretéWEBLe 17 octobre est la Journée mondiale du refus de la misère. Et comme chaque année, début octobre, à l’approche de cette journée de sensibilisation, plusieurs grandes institutions et associations publient des données et rapports sur l’état de la pauvreté et les inégalités socio-économiques. Le bilan général de la Belgique est pour le moins préoccupant sur ces terrains. Le Wallonie est particulièrement concernée de même que la plupart des dix-neuf communes de la Région de Bruxelles-Capitale. Préoccupant à plus d’un titre. D’une part, parce que les nombreuses données chiffrées qui sont publiées au fil des ans montrent que la pauvreté ainsi que les risques de pauvreté et d’exclusion socio-économique n’y reculent pas. D’autre part, parce que les inégalités continuent de s’y creuser mais également parce que tant les formes de pauvreté que les sources et types de risques de pauvreté prennent des visages sans cesse plus variés. Enfin, en raison du fait que les différentes catégories d’âge et de ménages analysés sont davantage exposés à ces risques en 2017 et 2018 que les quelques années précédentes !

Cet article vous intéresse? Lire la suite en format PDF...