Belgique : les pictogrammes et labels débarquent au cinéma

Par Marie Greffe - Form'action André Renard

Le Belge aime le cinéma. A chaque sortie d’un nouveau dessin animé, des milliers de familles se pressent dans les salles obscures afin de découvrir les aventures d’un nouveau héros sorti de l’imaginaire des grands studios hollywoodiens, européens ou encore japonais. Qu’il s’agisse de films à grand ou à petit budget, les petites têtes blondes se délectent des réalisations Depuis près de 100 ans, la Belgique utilise un système jugé archaïque dans la labélisation des films qui sortent sur son territoire. En effet, jusqu’à présent, le système ne prévoyait que deux labélisations : enfant admis (EA), 12+, ou enfants non admis (ENA). Cette catégorisation des films était le fait d’une commission intercommunautaire de contrôle, qui après avoir visionner les productions cinématographiques, estimait s’ils convenaient à un public de moins de 12 ans (EA), de moins de 16 ans (12+) ou au plus de 16 ans (ENA).

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Sans papier, pas criminel !

Par Delphine dumont - Form'action André Renard

Je m’appelle Marie-Josée, j’ai deux enfants et j’étais infirmière dans mon pays. J’ai quitté mon pays parce qu’il se passait des choses horribles. Je devais sauver ma vie et celle de mes enfants. J’en avais marre des tortures, des injustices et des assassinats des gens de ma famille et d’autres personnes. Chez moi c’est la dictature et la violence qui règnent. Je suis partie parce que je n’arrivais pas à voir le bout du tunnel. Je viens de très très très loin, d’un violence conjugale horrible. En réalité, j’avais honte de m’avoir laissé faire, honte de ne pas partir avant, honte de moi-même, du regard de mes enfants et de mon entourage. Honte de ne pas avouer les faits réels parce ce que je ne voulais qu’on me regarde comme une victime. Quand je suis partie, j’ai senti une douleur atroce, une douleur très aigue au fond de ma poitrine et qui perdure encore aujourd’hui. Je continue à me battre pour garder ma dignité et obtenir des papiers. Le combat n’est pas facile, mais avec le soutien des ASBL on va y arriver. Je garde l’espoir que je vais avoir des papiers et revoir ma famille qui me manque beaucoup. (Un être-humain)

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La sécurité sociale en Belgique - un chef d’oeuvre en péril

Par Bernard Bolly - Directeur de la Form'action André Renard

Un peu d’histoire… On date habituellement la création de la sécurité sociale en Belgique à l’arrêté-loi du 28 décembre 1944. Durant la Seconde Guerre mondiale, un groupe clandestin réunissant représentants patronaux, syndicaux et politiques aboutit à la proposition d’un pacte social visant à mettre en oeuvre des mesures d’urgence en matière de sécurité sociale, non seulement pour préparer l’après-guerre, mais aussi pour réparer les misères subies par les travailleurs (salariés) . En effet, c’est suite « aux craintes de la misère qu’ont éprouvée les travailleurs pendant la guerre que le gouvernement s’est engagé dans la reconstruction économique du pays en ouvrant « la voie à un courant renouvelé de progrès social découlant à la fois de l’essor économique d’un monde pacifié et d’une équitable répartition du revenu d’une production croissante»

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Les navettes autonomes : la Belgique se met à l’ère d’une nouvelle mobilité

Par Marie Greffe - Form'action André Renard

De nos jours, les avancées technologiques sont de plus en plus présentes dans la sphère publique. Les nouveaux développements en matière de véhicules collectifs autonomes sont prometteurs. Si au départ, les premiers tests se sont cantonnés sur de petites distances et dans des zones fréquentées uniquement par des piétons ou cyclistes, tout doucement, les navettes autonomes débarquent sur nos routes et les distances qu’elles parcourent s’allongent.

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Immigration : une affaire d’Hommes

Par Delphine Dumont - Form'action André Renard

Dimanche 10 novembre 2019, le centre d’asile de Bilzen, près de Hasselt (province du Limbourg) est en flamme. Très vite les badauds se rassemblent devant ce spectacle désolant. Certains d’eux applaudissent comme s’il s’agissait d’un exploit. Dans la foule, quelqu’un s’exprime : « Bien joué, mais quelques semaines trop tôt ». Le bâtiment devait bientôt accueillir de manière temporaire des demandeurs d’asile, apprend-on. L’annonce quelques semaines plus tôt de la transformation de cet ancien home en centre d’asile avait provoqué la colère d’une partie de la population . Cet incendie, sans doute d’origine criminelle (selon les pompiers), a provoqué l’émoi sur les réseaux sociaux. Il y a (heureusement) ceux qui s’insurgent contre ces vociférations haineuses, mais il y a aussi ceux qui les encouragent. Pourquoi cette haine ? D’où vient ce comportement de rejet du demandeur d’asile ? La peur ? Mais la peur de quoi ? D’être envahi ? De perdre sa propre culture ? Encore faut-il en avoir une ! Ou alors, serait-ce le résultat d’une incompréhension voire d’une « mésinformation » ?

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La fenêtre d’Overton : comment transformer l’opinion publique

Par Frédéric Tihon - Form'action André Renard

Tout est parti d’une polémique lancée par la chroniqueuse française Julie Granziani sur le plateau de l’émission « 24 h Pujadas » (LCI) et de son analyse par un autre chroniqueur, Clément Viktorovitch, dans l’émission Clique sur Canal + . Depuis, la fenêtre d’Overton est le nouveau truc à la mode. Tentative d’explication et quelques digressions autour de ce concept venu des États-Unis.

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Que reste-t-il de la pensée unique ?

Par Gérald Jamsin-Leclercq - Form'action André Renard

Née au début des années 1990, l’expression « pensée unique » a rapidement connu un certain succès dans la sphère politico-médiatique européenne. Un vocable directement adopté par la gauche comme outil de dénonciation de la domination idéologique mais aussi par la droite pour fustiger le « politiquement correct » de gauche. Presque 30 ans plus tard que reste-t-il de ce concept ?

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Internet, le cancer de la démocratie

Par Delphine Dumont, Form'action André Renard

Le web a soufflé ses trente bougies cette année. En seulement trois décennies, cette technologie s’est développée d’une manière fulgurante, dépassant même les objectifs des pionniers. Dans une précédente analyse de D’Autres Repères, nous démontrions que l’invention de Tim Berners-Lee et Robert Cailliau, les papas du web, avait un but universel et philanthrope :  donner aux êtres-humains un accès illimité à l’information gratuitement et librement. Mais c’était sans compter sur d’autres génies du numérique aux objectifs plus vénaux.

Effectivement, le web est aujourd’hui dominé par Google, Amazon et Facebook. Avec la firme Appel, elles sont désignées sous l’acronyme GAFA parce qu’elles représentent les quatre entreprises les plus puissantes du monde de l'internet (et du monde tout court !). En l’espace de quelques années, celles-ci sont devenues incontournables dans leur domaine. Il serait d’ailleurs inutile de les présenter dans cet article. Il est néanmoins plus intéressant d’analyser leur fonctionnement et la manière dont elles sont devenues une menace pour notre démocratie.

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L’obligation de vote en danger en Flandre

Par Marie Greffe, Form'action André Renard

Au début de son histoire, soit entre 1831 et 1893, les élections en Belgique étaient régies par le vote censitaire (soit réservés à ceux qui payaient un minimum d’impôt, soit seules les personnes riches). Elles n’étaient pas obligatoires et caractérisées par un fort taux d’absentéisme (14 % en 1843 et 65 % en 1855). Il y avait différentes raisons pour lesquelles les citoyens ne se déplaçaient pas aux urnes : distances trop importantes pour s’y rendre, opérations électorales qui traînaient en longueur ou encore par un manque de formation politique. A titre d’exemple, on peut ainsi reprendre les chiffres des élections bruxelloises de 1861 où sur les 6.000 électeurs potentiels, seuls 560 se sont rendus au premier tour du scrutin et 370 pour le second. Lors de la première révision de la Constitution en Belgique en 1893, le législateur a opté pour le vote au suffrage universel masculin avec vote plural pour les plus de 25 ans (les électeurs avaient une ou plusieurs voix en fonction de leur statut dans la société). Il l’a également rendu obligatoire. Poussée par les mouvements ouvriers dont le Parti ouvrier belge sera l’instigateur de la grève de 1893 afin d’obtenir le suffrage universel, cette amélioration démocratique vers un suffrage universel tempéré, a ouvert le droit de vote à quelque 22% de la population contre 2% auparavant. Selon le politologue Pierre Verjans, l’obligation de vote a par ailleurs été introduite à ce moment-là sous l’impulsion des catholiques qui craignaient que les électeurs modérés ne se rendent pas aux urnes. Ces derniers redoutaient notamment une surreprésentation des votes ouvriers et anarchistes.

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Hôpital numérique : l’informatisation médicale à tout prix ?

Par Stéphanie Cutrona, Form'action André Renard

On constate que beaucoup d’hôpitaux se dirige vers le numérique et les nouvelles technologies de l’information. En effet, ces technologies de l’information sont de plus en plus utilisées, ce qui permet d’améliorer la qualité des soins, gagner en efficacité pour le personnel et en confort pour les patients. Des grands progrès dans l’amélioration de la prise en charge des patients ont pu être réalisés grâce aux avancées technologiques. Cependant, il est important de ne pas négliger que ces gains ont aussi amené de nouveaux risques significatifs et des menaces potentielles liés à l’informatisation des données de santé. Seulement pour rester à la pointe, tout hôpital devra se moderniser pour une meilleure qualité du service médical apporté au patient. Cette modernisation ne doit pas se faire à n’importe quel prix. La mise en place de ces nouveaux systèmes d’information hospitaliers et la gestion du risque représentent un enjeu considérable pour les institutions de santé et une préoccupation plus que primordiale pour un hôpital.

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