Tracing : un danger pour notre démocratie

Par Marie Greffe - Form'action André Renard

En cette période de crise sanitaire liée au Covid-19, de nombreux pays démocratiques se posent la question de la mise en place d’un système de tracing « de contact » ou « numérique » de la population afin d’éviter un deuxième pic de l’épidémie lors du déconfinement. Cette idée n’est pas neuve, en effet, des pays comme la Chine, la Corée du Sud ou encore Israël (pour ne citer qu’eux) appliquent ce principe depuis plusieurs semaines afin notamment de surveiller que les malades respectent bien le confinement ou plus drastiquement afin de s’assurer que les personnes qui ont eu des contacts avec eux restent confinées à leur domicile. Ici, il s’agit du tracing numérique qui a à chaque fois été retenu via une application de géolocalisation au départ du smartphone des personnes contaminées. Les citoyens ici n’ont pas été consultés ni même autorisés à refuser cette restriction de leur liberté, ils ont été forcés de télécharger l’application et de se soumettre aux impositions faites par les autorités de leurs pays.

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Burnout parental : le confinement met à l’épreuve les familles

Par Marie Greffe - Form'action André Renard

Le 13 mars dernier le secteur de l’Horeca, restaurants et bars, étaient priés de fermer leurs portes pour cause de pandémie de coronavirus en Belgique. Le 16 mars, c’était au tour des écoles de devoir fermer leurs grilles afin de contenir la propagation du virus au sein de la jeune population. Le lendemain, le gouvernement a demandé aux entreprises qui le pouvaient de mettre leurs salariés en télétravail et a décidé de fermer tous les commerces non essentiels. Pour les fonctions qui ne permettaient pas le télétravail, le gouvernement a imposé aux employeurs de garantir les recommandations de distanciation sociale (1m50 entre les personnes), auquel cas l’entreprise devrait fermer. De nombreuses entreprises se sont donc vues contrainte de devoir fermer et de mettre leur personnel en chômage temporaire pour cas de force majeur en attendant la levée des mesures de confinement. Seuls les services essentiels comme la police, le corps médical, les éboueurs, etc. ont été maintenus au travail ainsi que les entreprises qui pouvaient garantir à leurs salariés les règles de distanciation sociale telles qu’édictées par les experts scientifiques.

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Quand l’humour est en danger, la démocratie aussi

Par Gérald Jamsin-Leclercq - Form'action André Renard

Quelles sont les limites de l’humour ? On peut répondre à cela par un poncif en citant Pierre Desproges : « on peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui ». Au-delà de cette formule éculée, l’humour semble aujourd’hui mis en danger par ce qui ressemble à un nouvel ordre moral qui repose sur le très instable « politiquement correct ». Alors, l’humour est-il en danger ou évolue-t-il vers des formules plus policées, plus respectueuses ?

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Les réseaux sociaux en période de confinement : stop ou encore ?

Par Delphine Dumont, Form'action André Renard

Le 17 mars 2020, la Première ministre Sophie Wilmès (MR) annonce le confinement total en Belgique. La décision émane du CNS (Conseil national de sécurité). Les Belges sont priés de rester chez eux pour éviter la diffusion du coronavirus. Il leur est demandé de limiter les déplacements à l'essentiel (travail, santé, nourriture, banque, pharmacie, poste, essence, aide aux gens dans le besoin) et ce jusqu’au 5 avril (au minimum). Une première en Belgique. Les contacts physiques en dehors de ceux de la famille proche sont désormais interdits. Il faut maintenir une distance de 1m50 avec les autres personnes. Depuis le 16 mars, les enfants ne se rendent plus à l’école et le télétravail est recommandé. Pour certains, le quotidien se résume à concilier travail, devoirs scolaires et tâches ménagères. Pour d’autres, c’est la solitude qui rythme les journées qui n’en finissent plus. Mais l’homme reste un animal social, il a besoin de se mettre en relation avec d’autres. Il a donc fallu ruser pour déjouer le sort et continuer à vivre (presque) comme avant. Et des parades, il en a trouvé : En soutien au personnel soignant, tous les jours à 20h, des flash mobs d’un autre genre sont organisés. Chacun a sa manière de se manifester : applaudissement depuis le balcon, klaxon dans la rue, sirènes tonitruantes des ambulances, etc. Un ralliement par le bruit. Pour égayer (un peu) les journées des personnes âgées en maison de retraite, des enfants (re)découvrent les joies du courrier postal en leur envoyant des dessins et des lettres. En famille, on ressort les vieux jeux de société, etc.

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Belgique : les pictogrammes et labels débarquent au cinéma

Par Marie Greffe - Form'action André Renard

Le Belge aime le cinéma. A chaque sortie d’un nouveau dessin animé, des milliers de familles se pressent dans les salles obscures afin de découvrir les aventures d’un nouveau héros sorti de l’imaginaire des grands studios hollywoodiens, européens ou encore japonais. Qu’il s’agisse de films à grand ou à petit budget, les petites têtes blondes se délectent des réalisations Depuis près de 100 ans, la Belgique utilise un système jugé archaïque dans la labélisation des films qui sortent sur son territoire. En effet, jusqu’à présent, le système ne prévoyait que deux labélisations : enfant admis (EA), 12+, ou enfants non admis (ENA). Cette catégorisation des films était le fait d’une commission intercommunautaire de contrôle, qui après avoir visionner les productions cinématographiques, estimait s’ils convenaient à un public de moins de 12 ans (EA), de moins de 16 ans (12+) ou au plus de 16 ans (ENA).

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Sans papier, pas criminel !

Par Delphine dumont - Form'action André Renard

Je m’appelle Marie-Josée, j’ai deux enfants et j’étais infirmière dans mon pays. J’ai quitté mon pays parce qu’il se passait des choses horribles. Je devais sauver ma vie et celle de mes enfants. J’en avais marre des tortures, des injustices et des assassinats des gens de ma famille et d’autres personnes. Chez moi c’est la dictature et la violence qui règnent. Je suis partie parce que je n’arrivais pas à voir le bout du tunnel. Je viens de très très très loin, d’un violence conjugale horrible. En réalité, j’avais honte de m’avoir laissé faire, honte de ne pas partir avant, honte de moi-même, du regard de mes enfants et de mon entourage. Honte de ne pas avouer les faits réels parce ce que je ne voulais qu’on me regarde comme une victime. Quand je suis partie, j’ai senti une douleur atroce, une douleur très aigue au fond de ma poitrine et qui perdure encore aujourd’hui. Je continue à me battre pour garder ma dignité et obtenir des papiers. Le combat n’est pas facile, mais avec le soutien des ASBL on va y arriver. Je garde l’espoir que je vais avoir des papiers et revoir ma famille qui me manque beaucoup. (Un être-humain)

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La sécurité sociale en Belgique - un chef d’oeuvre en péril

Par Bernard Bolly - Directeur de la Form'action André Renard

Un peu d’histoire… On date habituellement la création de la sécurité sociale en Belgique à l’arrêté-loi du 28 décembre 1944. Durant la Seconde Guerre mondiale, un groupe clandestin réunissant représentants patronaux, syndicaux et politiques aboutit à la proposition d’un pacte social visant à mettre en oeuvre des mesures d’urgence en matière de sécurité sociale, non seulement pour préparer l’après-guerre, mais aussi pour réparer les misères subies par les travailleurs (salariés) . En effet, c’est suite « aux craintes de la misère qu’ont éprouvée les travailleurs pendant la guerre que le gouvernement s’est engagé dans la reconstruction économique du pays en ouvrant « la voie à un courant renouvelé de progrès social découlant à la fois de l’essor économique d’un monde pacifié et d’une équitable répartition du revenu d’une production croissante»

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Les navettes autonomes : la Belgique se met à l’ère d’une nouvelle mobilité

Par Marie Greffe - Form'action André Renard

De nos jours, les avancées technologiques sont de plus en plus présentes dans la sphère publique. Les nouveaux développements en matière de véhicules collectifs autonomes sont prometteurs. Si au départ, les premiers tests se sont cantonnés sur de petites distances et dans des zones fréquentées uniquement par des piétons ou cyclistes, tout doucement, les navettes autonomes débarquent sur nos routes et les distances qu’elles parcourent s’allongent.

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Immigration : une affaire d’Hommes

Par Delphine Dumont - Form'action André Renard

Dimanche 10 novembre 2019, le centre d’asile de Bilzen, près de Hasselt (province du Limbourg) est en flamme. Très vite les badauds se rassemblent devant ce spectacle désolant. Certains d’eux applaudissent comme s’il s’agissait d’un exploit. Dans la foule, quelqu’un s’exprime : « Bien joué, mais quelques semaines trop tôt ». Le bâtiment devait bientôt accueillir de manière temporaire des demandeurs d’asile, apprend-on. L’annonce quelques semaines plus tôt de la transformation de cet ancien home en centre d’asile avait provoqué la colère d’une partie de la population . Cet incendie, sans doute d’origine criminelle (selon les pompiers), a provoqué l’émoi sur les réseaux sociaux. Il y a (heureusement) ceux qui s’insurgent contre ces vociférations haineuses, mais il y a aussi ceux qui les encouragent. Pourquoi cette haine ? D’où vient ce comportement de rejet du demandeur d’asile ? La peur ? Mais la peur de quoi ? D’être envahi ? De perdre sa propre culture ? Encore faut-il en avoir une ! Ou alors, serait-ce le résultat d’une incompréhension voire d’une « mésinformation » ?

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La fenêtre d’Overton : comment transformer l’opinion publique

Par Frédéric Tihon - Form'action André Renard

Tout est parti d’une polémique lancée par la chroniqueuse française Julie Granziani sur le plateau de l’émission « 24 h Pujadas » (LCI) et de son analyse par un autre chroniqueur, Clément Viktorovitch, dans l’émission Clique sur Canal + . Depuis, la fenêtre d’Overton est le nouveau truc à la mode. Tentative d’explication et quelques digressions autour de ce concept venu des États-Unis.

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